Manuel Valls : "Construire une école, c’est redire avec force notre vision de l’école de la République"

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Manuel Valls.

Publié 01/09/2016

Manuel Valls et Najat Vallaud-Belkacem étaient à Évry (Essonne), le 31 août 2016, pour inaugurer la nouvelle école primaire Aimé-Césaire et la nouvelle avenue Simone Veil qui desservira l’établissement. Une journée placée sous le signe de l’égalité des chances à l’école.

A la veille de la rentrée scolaire, le Premier ministre et Najat Vallaud-Belkacem ont inauguré à Évry (Essonne), la toute nouvelle école primaire Aimé-Césaire qui a accueilli dès le lendemain, 1er septembre, ses élèves des quatre classes de maternelle et des six classes élémentaires.
Pour le Premier ministre, "investir dans notre école, c’est croire en l’avenir. C’est avoir confiance dans la génération qui viendra." Mais "construire une école, c’est redire avec force notre vision de l’école de la République. […] La République, c’est une promesse, une exigence, de donner les mêmes chances, peu importe le quartier où l’on vit, peu importe son milieu social" , a-t-il déclaré.
Une promesse qui se heurte "sur la dure réalité" : pour le Premier ministre, "notre école accroît les inégalités plus qu’elle ne les corrige. Quand on est un enfant d’ouvrier, quand on a des parents immigrés, on a beaucoup moins accès aux études supérieures. On ne peut pas accepter ces entraves. Elles font tant de mal. Elles nous freinent tous! " , a-t-il déploré. Il a rappelé avec force la politique entreprise depuis quatre ans pour refonder l’école, pour la remettre " au cœur de notre projet de société" , notamment en luttant contre les inégalités scolaires et en lançant la grande mobilisation pour les valeurs de la République .

Casser la ségrégation sociale

Parmi les chantiers à l’école, le Premier ministre a mis en avant la réforme du collège, la scolarisation accrue des enfants de moins de trois ans, la place de la culture et la formation des enseignants. Mais pour lui, cette rentrée est surtout "un pas de plus pour casser la ségrégation sociale, cette logique d’apartheid, entre établissements scolaires. Comment accepter qu’il y ait, d’un côté, les écoles qui réunissent tous les élèves les plus pauvres, et de l’autre, les écoles "plus réputées", où l’on cultive l’entre soi grâce au jeu des options, à la maîtrise des codes " , a déclaré le Premier ministre. Ainsi, au cours de cette année, une vingtaine de départements se sont portés volontaires pour expérimenter la mixité sociale. " Il faut, à l’avenir, frapper beaucoup plus fort!" , a exhorté Manuel Valls.

Le temps de l’école est un temps long. Cette refondation doit se faire pas à pas, avec détermination.

Manuel Valls 31 août 2016

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