L'État s'engage pour améliorer la vie quotidienne à La Réunion

Ce contenu a été publié sous le gouvernement de la Première ministre, Élisabeth Borne.

Publié 11/05/2023

En visite à La Réunion jusqu'au 13 mai 2023, la Première ministre a détaillé, à l'issue de sa rencontre avec la présidente du conseil régional Huguette Bello, les projets sur lesquels l'État s'engage pour améliorer la vie quotidienne des habitants de l'île.

Prise de parole de la Première ministre Élisabeth Borne au Conseil régional de La Réunion.
Élisabeth Borne a notamment annoncé :
la poursuite en 2024 duplan d'investissement dans les compétences,
  • le financement à hauteur de 60 millions d'euros pour deux projets de lycée, l'un sur les métiers de la mer et l'autre sur le tourisme vert,
  • la participation de l'État au financement des études d'amélioration des transports sur l'île.

Prise de parole d'Élisabeth Borne avec Huguette Bello au Conseil régional de La Réunion

Prise de parole de la Première ministre Élisabeth Borne, à l'issue de sa rencontre avec Huguette Bello, Présidente du Conseil régional de La Réunion.

Élisabeth Borne

Je voulais dire qu'on a eu un échange à la fois dense et cordial, et je pense qu'on a certains désaccords, sur d'autres sujets, mais on partage la même volonté d'agir dans l'intérêt général pour servir les Réunionnaises et les Réunionnais.

Je pense qu'on peut se dire qu'on a su le faire déjà par le passé, notamment avec le plan Petrel qui avait été annoncé par le président de la République qui a contribué à faire baisser le chômage de 7 points depuis 2017. On a su le faire sur la nouvelle route du littoral où l'État apporte 420 millions d'euros pour permettre de finaliser le projet, on a su le faire sur Air Austral et je pense qu'on va continuer à avancer dans cette bonne direction avec effectivement la poursuite en 2024 du plan d'investissement dans les compétences, donc de la formation des demandeurs d'emploi. On voit, compte tenu du taux de chômage,  qu'il a baissé mais il reste élevé à la Réunion. C'est donc important de continuer à former des demandeurs d'emploi, et l'État sera aux côtés de la Région sur sa compétence. Et puis c'est aussi cohérent avec ce qu'on veut faire sur France Travail et qu'on aura l'occasion de présenter plus en détail sur l'expérimentation qu'on va mener sur France Travail. On veut aussi avancer au côté de la région sur deux projets, de très beaux projets de lycée, un projet sur les métiers de la mer qui sera au port et puis un projet sur le tourisme vert qui sera dans l'est de l'île. Donc l'Etat mettra 60 millions d'euros pour accompagner ces deux projets de lycées, pour renforcer l'appareil de formation de la région. Et par ailleurs, il y a une grosse préoccupation à la Réunion sur les enjeux de mobilité. La présidente a lancé les états généraux de la mobilité qui font écho aux Assises de la mobilité que j'ai pu mener dans des vies antérieures et sur ces sujets-là. Enfin, je confirme que l'État participera au financement des études détaillées sur les réponses qui peuvent être apportées en termes de mobilité pour les Réunionnais, les systèmes de transport en commun qui peuvent être mis en place pour répondre à tous ces enjeux d’embouteillage que vivent au quotidien les Réunionnais. Donc voilà, je pense qu’on avance bien ensemble.

 

Intervenante non identifiée

Et le Pacte et la formation que l’on va continuer parce que vous savez quand même, c’est extraordinaire. On a 10 000 jeunes, c’est exemplaire, 10 000 jeunes qui ont été formés parce nous, on a repris la formation parce qu'auparavant, on avait eu un luxe insolent de perdre 100 millions d'euros que nous avons récupéré. Nous avons signé cela. Et la terre de la Réunion a besoin de formation. Et donc le Pacte, Madame la Première ministre. On a travaillé ensemble là-dessus.

 

Élisabeth BORNE

Voilà, absolument. On (inaudible) ensemble. La région… Moi, j'ai été ministre du Travail quand la Région a décidé de s'engager effectivement dans ce pacte régional d'investissement, dans les compétences. Et donc on va continuer en 2024. Voilà.

 

Intervenante non identifiée

Ça a été signé le même jour où l'on a signé les 420 millions.

 

Journaliste

Madame la Première ministre, que répondez-vous aux manifestants et aux syndicats réunionnais pour qui la page de la retraite n'est pas fermée pour eux ?

 

Élisabeth BORNE

Écoutez, moi, je suis évidemment à l'écoute de ceux qui veulent s'exprimer sur le sujet. C'est mieux quand on s'exprime en échangeant qu’en tapant sur des casseroles. Je pense que c'est important de dire aux Réunionnaises et aux Réunionnais que dans la réforme des retraites, il y a des sujets qui les intéressent. On sait que notamment l'âge de départ moyen à la Réunion, il est de plus de 64 ans aujourd'hui parce que beaucoup de Réunionnaises et de Réunionnais n'ont pas eu des carrières complètes et donc ils doivent attendre l'âge d'annulation de la décote, 67 ans, pour pouvoir partir, donc sans décote, à la retraite. On a fait le choix de ne pas décaler cet âge. Donc pour toutes ces personnes, ça ne change rien. On sait aussi qu'à la Réunion, la retraite moyenne est plus basse que la moyenne nationale. Et vous savez que dans la réforme, à partir du 1ᵉʳ septembre, on aura une revalorisation jusqu'à 100 euros par mois pour ceux qui ont une carrière complète au SMIC et donc la proportion de futurs retraités et de retraités qui bénéficient de cette revalorisation est beaucoup plus forte à la Réunion que dans la moyenne nationale. Et puis, par ailleurs, il y a aussi un enjeu important qui est la possibilité de faire appel au minimum vieillesse, c’est ce qu’on appelle l’ASPA, quand on a une trop petite retraite. Il y a un certain nombre de personnes qui hésitent à faire appelle à cet ASPA parce que ça fait l’objet d’une récupération sur succession. Et là aussi, dans la réforme des retraites, on a remonté le seuil en dessous duquel il n'y a pas de récupération de 100 000 à 150 000 euros. Donc, je pense que ce sont des avancées très concrètes sur le sujet des retraites, au-delà de ce sujet qui peut faire réagir du décalage de deux ans pour une partie des Français.

 

Journaliste

Madame BORNE, vie chère, inflation. Pas de séquences au programme, pourtant, c'est un sujet qui préoccupe énormément les Réunionnais. Qu'est-ce qu'ils peuvent espérer ? Est-ce que vous avez des annonces pour eux ?

 

Elisabeth BORNE

Alors, vous le savez : que ce soit à la Réunion ou sur l'ensemble du territoire, le Gouvernement s'est beaucoup mobilisé sur les enjeux de pouvoir d'achat, notamment avec le bouclier tarifaire. À la Réunion, ce bouclier tarifaire bénéficie à toutes les entreprises et à toutes les collectivités. Donc c'est une dépense très importante de l'État pour protéger nos concitoyens face à la flambée des prix de l'énergie. Et il y a par ailleurs le bouclier qualité prix, un bouquet que vous connaissez tous j'imagine à la Réunion, qui permet de garder une offre de produits de première nécessité d'alimentation à coût maîtrisé. Donc, c'est important de prolonger ce bouclier. C'est ce qui a été fait et je pense qu'au-delà, on partage avec les élus du territoire la nécessité de s'attaquer aux causes structurelles qui font que le coût de la vie est plus cher à La Réunion qu'en métropole. C'est un travail qui sera effectivement un travail de plus longue haleine auquel il faut qu'on s'attaque. Voilà.

 

Journaliste

Merci beaucoup.

 

Journaliste

Merci.

  

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