Le foyer de travailleurs migrants "Rochebrune" : un nouveau défi pour le plan de traitement

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Édouard Philippe.

Publié 19/02/2020 |Modifié 19/02/2020

Construit à la fin des années 60, le foyer Rochebrune de Montreuil (93) était conçu pour accueillir 430 travailleurs migrants isolés, ressortissants d’Afrique du Nord, venus répondre au besoin du marché du travail dynamique des Trente glorieuses.

Composé d’une succession de chambres dortoirs de 8 lits et prolongées par des douches et sanitaires communs, ce foyer a été pensé comme un logement transitoire pour des travailleurs temporaires employés dans des industries lourdes, manufactures ou chantiers BTP.

Aujourd’hui, cette structure fortement dégradée, abrite plus de 1 000 personnes. Son infrastructure obsolète offre des conditions de logement difficiles avec une sur-occupation importante et l’installation d’activités commerciales non-autorisées. Repéré comme un foyer prioritaire à transformer, ce FTM fait l’objet de discussions partenariales pour être démoli et transformé en une résidence sociale moderne.

Les premières discussions du mois de janvier ont réuni l’ensemble des acteurs associatifs et institutionnels concernés : les services de l’Etat, les gestionnaires (Coallia) et propriétaires (Antin résidence) du foyer, la mairie de Montreuil.

La CILPI, présidée par le DIHAL et pilote du plan de traitement des foyers de travailleurs migrants s’associe à ce projet d’ampleur. Elle participe au soutien des partenaires par son expertise et son intermédiation. Via son appel à projets national, la CILPI subventionnera une partie de l’étude de relogement des résidents et leur accompagnement social.

Son action participera ainsi à la réduction de la vulnérabilité des travailleurs migrants en favorisant leur accès aux droits et à la santé.

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