La Dihal s'engage pour l'accès et le maintien dans le logement des femmes en situation de précarité

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Édouard Philippe.

Publié 25/02/2020 |Modifié 03/03/2020

Les différentes politiques publiques menées par la DIHAL visent à favoriser l’accès au logement des personnes en situation de grande précarité, sans distinction de genre. Aussi, la Dihal, fidèle à ses principes d'action de construction de réponses adaptées au plus près des besoins de chacune et chacun, lance, avec ses partenaires une réflexion pour améliorer l’accès et le maintien dans le logement des femmes.

En effet, ce public est souvent mal connu car invisibilisé au sein du public « général ». Pourtant, les difficultés d’accès au logement peuvent être renforcées pour les femmes en situation de précarité, qu’elles soient seule ou parent isolé. Les problématiques d’accès ou de maintien dans le logement ont fait l’objet de réflexions sur l’impact du genre, pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques aux publics féminins. C’est dans cette optique que la DIHAL a mené des réflexions autour de quatre axes :
  • Améliorer les modalités de prise en charge des femmes précaires ;
  • Réduire les freins à l’accès au logement ;
  • Adapter l’accompagnement à leurs besoins ;
  • Étudier l’impact de la mixité dans les structures d’hébergement et de logement.
Ces quatre axes sont déclinés au sein de plusieurs des pôles de la DIHAL par des actions spécifiques.

Pôle Hébergement et Accès au Logement

Contexte

La part réelle des femmes à la rue semble difficile à évaluer du fait de leur invisibilité (difficultés de repérage). Cependant, en 2012, l’enquête INSEE recensait près de 38 % de femmes sans domicile dont moins d’1 % pouvait être considéré comme strictement sans abris car pris en charge dans le cadre des dispositifs d’hébergement.

Les récentes nuits de la solidarité ont permis de mettre en lumière la part réelle des femmes parmi les personnes sans-abris : 12 % de femmes à la rue recensées à Paris et près de 20 % à Grenoble.

Le constat d’une part significative de femmes à la rue invite à identifier des moyens permettant de pallier cette invisibilité afin d’envisager les accompagnements spécifiques nécessaires.

Actions

Commission interministérielle pour le logement des populations immigrées

Contexte

Alors que le public des Foyers de Travailleurs Migrants (FTM) est essentiellement masculin (91 % d’hommes en 2018), on constate une sensible augmentation du public féminin au sein des Résidences Sociales (RS) toutes structures confondues (21 % de femmes). L’émergence d’une mixité de public au sein des RS ex FTM nécessite des adaptations de gestion afin de tenir compte de leurs besoins spécifiques. Cette évolution du public doit donc être anticipée et évaluée afin de faciliter l’accueil et l’accompagnement des publics féminins et familles monoparentales.

Actions

Résorption des bidonvilles

Contexte

Les femmes constituent une large part du public des bidonvilles, mais sont souvent invisibilisées au sein de leur cellule familiale. Peu scolarisées, elles sont plus éloignées de l’insertion professionnelle, renvoyées à des rôles traditionnels, et parfois victimes de traite ou de mariages précoces. Il est donc nécessaire d’améliorer la connaissance de ce public, et de mettre en place des actions qui prennent en compte leurs besoins d’accès aux droits.

Actions

Pôle Migrants

Contexte

Les femmes constituent la moitié des flux migratoires mondiaux. En France, en 2018, elles représentent 33% des demandes d’asile enregistrées à l’Ofpra. Cette même année, 12 118 femmes ont obtenu une protection internationale à l’Ofpra ou la CNDA, dont 7 861 le statut de réfugié et 4 257 la protection subsidiaire. On observe également un accroissement du nombre de femmes réfugiées isolées. La DIHAL souhaite renforcer l’accompagnements des femmes réfugiées pour lutter contre leur exposition aux violences avant, pendant et après le parcours migratoire et leur invisibilité (notamment pour celles arrivant via une réunification familiale). De ce fait, elles accèderont plus facilement aux droits et à l’insertion professionnelle.

Actions

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