"L’époque est aujourd’hui différente. Le monde a changé. Mais, par les réformes que nous menons, nous sommes les continuateurs de ces avancées"

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Manuel Valls.

Publié 08/06/2016

Manuel Valls a reçu à l’hôtel Matignon, le 7 juin 2016, des personnalités du monde du cinéma et des volontaires du Service civique engagés par le CNC, pour célébrer les 80 ans des Accords de Matignon. L’occasion pour le Premier ministre de souligner la volonté du Gouvernement d’agir pour le développement du cinéma et plus généralement de la culture. Manuel Valls a rappelé le dynamisme économique du secteur du cinéma en France comme à l'étranger.

Le Premier ministre a souligné l’importance de l'espoir suscité par l’arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936, tant pour les avancées sociales que pour le développement et le rayonnement de la culture française. " Il y avait dans le Front populaire un fabuleux élan. Il a aussi posé une conception de ce qu’est l’exercice des responsabilités." Une exigence, celle du progrès et de la justice pour tous, qui continue à guider l’action du Gouvernement aujourd’hui. " Bien sûr, l’époque est aujourd’hui différente. Le monde a changé. Mais, par les réformes que nous menons, nous sommes les continuateurs de ces avancées" , a-t-il affirmé.
" Réformer implique toujours d’être à l’écoute des forces vives, de savoir bâtir des compromis ! C’était vrai hier quand, il y a 80 ans jour pour jour, sont nés les congés payés, la semaine des 40 heures… ", a souligné le Premier ministre en référence aux Accords de Matignon qui avaient permis des réformes sociales importantes notamment pour les salariés. "C’est vrai aujourd’hui ", a-t-il précisé.

La démocratisation culturelle

Devant des personnalités du monde du cinéma et des volontaires du Service civique auprès du CNC, Manuel Valls a rappelé l’importance du cinéma dans les années 30. En effet, l’année 1936 a marqué un tournant majeur dans l’expansion et le développement de la culture et des loisirs, notamment grâce à l’instauration des congés payés.
"La Belle Equipe, La Vie est à nous, Le Temps des cerises, La Marseillaise sont autant d’œuvres qui ont préparé et mis en scène les profonds bouleversements de la société française", a-t-il poursuivi, évoquant un cinéma français "exigeant" mais aussi "populaire", qui met le "peuple au centre des préoccupations". Le Premier ministre a également rendu hommage aux cinéastes et acteurs tels que Julien Duvivier, Jean Renoir, Marcel Carné, ainsi que Jean Gabin et Arletty, qui ont marqué ces années. Cette époque est aussi celle de la démocratisation culturelle en France, le Front populaire encourageant fortement la création, les loisirs, l’ouverture de nombreux musées à Paris. Les commandes publiques ont également dynamisé la création et certaines grandes personnalités politiques de l’époque, comme Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts en 1936, ont joué un rôle majeur dans la démocratisation de la culture au sein des écoles.

La naissance de l’exception culturelle française

Manuel Valls a rappelé que le principe de l’exception culturelle française est né avec le Front populaire. Le gouvernement de Léon Blum avait déjà saisi le rôle de l’art et du cinéma dans le rayonnement international de la France. "Le temps a manqué, mais les idées nées du Front populaire pour le rayonnement et la protection du cinéma ont continué de nous inspirer. Elles restent très modernes" , a-t-il affirmé.
Le Gouvernement agit aujourd’hui encore pour rendre accessible la culture au plus grand nombre, notamment "avec des tarifs avantageux pour les jeunes dans les théâtres, au cinéma, ou dans les conservatoires pour les moins aisés" , le "renouvellement des pratiques pédagogiques dans les musées" , la "diversification de l’offre culturelle" ainsi que l’ouverture du "service civique à ce secteur et particulièrement les 1 000 volontaires engagés par le CNC pour animer des ciné-clubs dans les lycées" , a expliqué Manuel Valls. Il a rappelé aussi les mesures en faveur du crédit d'impôt qui favorisent la venue des tournages en France qui ont fortement augmenté depuis la mise en place de la loi en 2015 et représentent environ 10 000 emplois.
"Notre cinéma, c’est une part importante de ce fameux "soft power" qui, dans notre monde ouvert, a tant d’importance. Ne soyons pas les derniers à nous en rendre compte" , a conclu Manuel Valls.

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