EDF bientôt détenue à 100 % par l’État : mode d’emploi

Publié 20/07/2022

L'État, actionnaire majoritaire de l'entreprise, a annoncé son intention de racheter les titres de capital d'EDF détenus par des tiers, avec pour objectif de retirer la société de la cote.

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L'État, actionnaire majoritaire d'EDF, a annoncé mardi 19 juillet son intention de racheter les titres de capital d'EDF détenus par des tiers, avec pour objectif de retirer la société de la cote.

La Première ministre avait fait montre de cette volonté au cours de sa déclaration de politique générale.
Citation de la déclaration de politique générale de la Première ministre Élisabeth Borne
Source : Service d'information du Gouvernement

« Nous devons assurer notre souveraineté. L'État a l'intention de détenir 100 % du capital d'EDF. »
Cette décision répond à un double objectif :
  • retrouver la pleine maîtrise de notre production d'électricité et de sa performance pour réussir la transition écologique
  • assurer notre indépendance énergétique dans ce contexte géopolitique troublé.
Le projet d'offre qui sera soumis à l'examen de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) à l'automne comprend :
  • Le rachat des actions EDF que l'État ne détient pas au prix de 12 euros par action ;
  • Le rachat des obligations convertibles EDF détenues par des tiers.
Le coût total de ce rachat a été fixé à 9,7 milliards d'euros.

Avenir énergétique

La détention à 100 % d'EDF par l'État renforcera la capacité du groupe à mener de manière accélérée des projets ambitieux et indispensables à notre avenir énergétique, notamment concernant la mise en œuvre du programme du nouveau nucléaire et le déploiement des énergies renouvelables en France.
Dans le détail, ce projet vise à :
  • Engager l'entreprise dans des projets de long terme, parfois incompatibles avec les attentes plus à court-terme d'actionnaires privés, et sans être exposée à la volatilité des marchés financiers ;
  • Faciliter la prise de décision et le pilotage stratégique de l'entreprise ;
  • Renforcer la crédibilité du soutien de l'État auprès des investisseurs qui détiennent la dette de l'entreprise ;
  • Reprendre le plein contrôle des activités régaliennes de production d'électricité.