Consommation et pratiques alimentaires de demain: quelle incidence sur notre agriculture?

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Jean Castex.

Publié 21/10/2021 |Modifié 25/10/2021

Il va sans dire qu’une humanité de 8 milliards de personnes allant vers 10 milliards de personnes en 2050 sera de manière certaine consommatrice de quantités croissantes de calories et de protéines. Il convient donc d’échapper au message court-termiste que nous renvoie le miroir de l’évolution des goûts de la société française.

Il va sans dire qu’une humanité de 8 milliards de personnes allant vers 10 milliards de personnes en 2050 sera de manière certaine consommatrice de quantités croissantes de calories et de protéines. Il convient donc d’échapper au message court-termiste que nous renvoie le miroir de l’évolution des goûts de la société française. Par exemple, même si les Français consomment moins de pain (70 kilogrammes par français et par année en 1980 à moins de 35 kilogrammes de nos jours), en réalité la planète consommera sans le moindre doute des quantités très importantes de céréales supplémentaires. De même, si la consommation de vin en France a été divisée par plus de deux depuis les années 1980, elle augmente au niveau mondial, et particulièrement en Asie.
Nourrir la planète, c’est répondre aux besoins quantitatifs corrélés à la taille de la population du moment. Et nourrir la planète est évidemment un élément d’identité et de vocation de l’agriculture française ».
Il en est de même des protéines animales. Dans le cadre hexagonal et sans doute même européen, la consommation de viande et de produits laitiers est en continuelle décroissance. Mais l’Asie, l’Afrique connaissent quant à elles une augmentation rapide de la consommation de viande et de produits laitiers. De la même manière, la part des volailles dans les protéines animales est elle aussi en croissance rapide alors que la capacité de production de l’agriculture française est en baisse ».

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