Commission nationale de résorption des bidonvilles : la Dihal présente son point d’étape

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Jean Castex.

Publié 18/10/2021 |Modifié 19/01/2022

Mardi 12 octobre, la Dihal a organisé la 6e Commission nationale de résorption des bidonvilles. À cette occasion a été présenté le point d'étape des actions de résorption, 3 ans et demi après le changement de paradigme porté par l'instruction interministérielle de janvier 2018. Ainsi, entre 2019 et 2020, 34 sites ont été résorbés, plus de 2 500 personnes ont accédé à un logement, près de 1 800 personnes ont accédé à un emploi et plus de 3 000 enfants ont été scolarisés.

La Dihal a invité les membres de la Commission nationale à se réunir pour partager un bilan sur la politique de résorption des bidonvilles et échanger sur les orientations stratégiques à adopter.
Ses membres sont représentatifs des acteurs impliqués dans cette politique : les services de l’État (Préfectures, DDETS…), les ministères concernés (emploi, éducation…), les collectivités locales (Ville d’Ivry et Métropole de Grenoble), un député (Nicolas Démoulin), les associations (Médecins du Monde, Fondation Abbé Pierre, la Voix des Roms, Solidarités International, Romeurope…), et les habitants des bidonvilles avec la présence cette année d’une personne accompagnée par l’association ACINA.
Le point d'étape, publié par la Dihal et présenté à la Commission nationale, met en avant les résultats, notamment une baisse progressive du nombre d’habitants en bidonvilles, un nombre plus important d'adultes en emploi ou en formation et davantage d'enfants à l'école. Le point d’étape revient évidemment sur les impacts de la crise sanitaire durant laquelle les acteurs de terrain se sont fortement mobilisés et d’importants moyens ont été mis en place, en particulier pour garantir un accès à l'eau.
La méthode d’action définie par l’instruction du 25 janvier 2018, à savoir dépasser l’approche centrée sur les évacuations au profit d’une approche globale, humaine et pragmatique reste plus que jamais d’actualité. Les expériences de terrain ont montré l’efficacité de cette méthode. Dans un objectif de résorption durable des bidonvilles, une vigilance particulière sur l’articulation entre stratégies de résorption et évacuations sans préparation sera portée par la commission nationale. Elle se réunira de nouveau au cours du premier semestre 2022.

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