"C’est dans l’unité, dans une parfaite cohésion républicaine, que nous devons répondre à la radicalisation"

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Manuel Valls.

Publié 19/05/2016

Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Patrick Kanner et François Baroin, président de l'Association des maires de France et des présidents des intercommunalités (AMF), ont signé, le 19 mai 2016 à l’hôtel de Matignon, une convention de partenariat entre l’État et l’AMF relative à la prévention de la radicalisation violente. Cette convention s'inscrit dans le prolongement des mesures relatives à la coopération avec les collectivités territoriales figurant dans le Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme, présenté le 9 mai dernier.

" Nos sociétés font face à un défi sans précédent : celui de la radicalisation violente. Elle fait que des individus, souvent jeunes, basculent dans le terrorisme, décident de prendre les armes, de passer à l’acte ", a rappelé le Premier ministre, lors de la signature de la convention relative à la prévention de la radicalisation violente. " Près de 2100 individus – hommes et femmes – sont aujourd’hui impliqués dans les filières djihadistes syro-irakiennes. Et 9300 personnes sont signalées pour leur comportement radicalisé ", a-t-il expliqué, devant plusieurs élus, responsables de l' AMF .
Face à l’ampleur de ce phénomène, Manuel Valls a réaffirmé, aux côtés de Bernard Cazeneuve et Patrick Kanner , la plus grande détermination des pouvoirs publics pour comprendre et combattre les mécanismes qui peuvent aboutir à la radicalisation violente.

Une convention pour structurer les relations entre l’état et les collectivités

" Sur les territoires, les maires sont en première ligne. Leur connaissance fine des réalités sociales font que leur rôle est incontournable, en particulier en matière de détection des personnes radicalisées ou en voie de radicalisation" , a détaillé le Premier ministre, expliquant que la lutte contre la radicalisation ne saurait réussir sans un partenariat étroit avec les collectivités territoriales.
La convention entre l’État et l'AMF s’inscrit dans le prolongement des mesures relatives à la coopération avec les collectivités territoriales figurant dans le Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme du 9 mai 2016. L’enjeu étant de développer davantage le travail en réseau afin de " partager l’information, dans des bonnes conditions de sécurité juridique, et de prendre des initiatives communes ." Pour le Premier ministre, ce travail est d’autant plus nécessaire que "le suivi individualisé des personnes radicalisées est l’une des missions les plus difficiles, avec des compétences dispersées entre différents services publics nationaux et locaux, services judiciaires, et même acteurs privés" .
La prévention est l’axe central de la convention de partenariat. L’effort de l’État se déclinera localement, dans les contrats de ville et les contrats locaux de sécurité. Une attention particulière sera portée à la sensibilisation et à la formationdes élus et des agents publics communaux et intercommunaux aux phénomènes de radicalisation. Autre domaine d’action: enrayer les discours d’embrigadement par des contre-discours s'adressant spécifiquement aux jeunes. " L’État et les collectivités ne doivent à aucun moment renoncer à s’exprimer, à incarner de manière vivante la promesse républicaine, à récréer une forme d’imaginaire commun, à redonner du sens à notre vie collective ", a insisté le Premier ministre.
Si la radicalisation implique une réponse qui relève d’abord de la sécurité et de la justice, il est également primordial d’assurer à chaque personne radicalisée une prise en charge adaptée. Les services publics gérés par les collectivités ont sur ce point un rôle fondamental à jouer. Face à ce phénomène, les maires et les conseils départementaux ne peuvent, bien sûr, rester seuls. Annoncés dans le cadre du Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme, les centres de réinsertion et de citoyenneté sont l’une des réponses. Le premier centre ouvrira cet été en Indre-et-Loire. "C es structures prendront en charge, sur la base du volontariat, des personnes radicalisées ou en voie de radicalisation. Elles les accompagneront au plus près pour les aider à couper les ponts avec une idéologie dans laquelle ces individus se sont progressivement, et plus ou moins rapidement, enfermés" , a détaillé Manuel Valls. D’ici à 2017, chaque région devra être dotée d’un centre.
L’État soutiendra financièrement des actions initiées par les communes grâce au fonds interministériel de prévention de la délinquance, doté de 100 millions d’euros. Enfin, une journée de mobilisation et d’échanges avec les collectivités locales sera organisée, d’ici à septembre, pour renforcer les actions conjointes entre l’État et ces dernières. Elle rassemblera entre autres l'AMF , l'ADF et France Urbaine, issue de la fusion des associations des grandes villes de France et des communautés urbaines. " Il ne faut pas se le cacher: la tâche qui est devant nous est considérable. Le combat sera long. Il exige une mobilisation collective, un esprit de responsabilité ", a conclu le Premier ministre.

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