Accompagnement des personnes en situation de grande marginalité, 600 personnes accompagnées dans des structures innovantes à dimension collective

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Jean Castex.

Publié 07/12/2021 |Modifié 17/12/2021

Lancé toute fin 2020, l’AMI « Personnes en situation de grande marginalité » s’est progressivement inscrit sur les territoires. Il s’agit de proposer des approches d’accompagnement et d’hébergement innovantes pour répondre aux attentes et aux besoins de personnes pour lesquelles les dispositifs existants (hébergement, pensions de famille, logement ordinaire dans le diffus, etc.) ne sont pas ou plus adaptés. Cette expérimentation qui va durer 3 ans vise l’insertion et l’accès à des solutions d’habitat pérenne dans le cadre d’une approche « Logement d’abord ». 39 projets ont été retenus et vont accompagner 1000 personnes sur l’ensemble du territoire pour un budget global de 15 M€ en fonctionnement annuel et de 7 M€ en investissement.

À fin octobre la moitié des places sont ouvertes et 600 personnes sont d’ores et déjà accompagnées. Ce sont les problèmes d’accessibilité au foncier ou les retards de travaux qui ont le plus freiner la mise en place des projets. Les blocages identifiés ont pu être levés grâce à un investissement conjoint et soutenu des associations, collectivités territoriales ou de l’Etat. Fin décembre les ¾ des places seront ouvertes et mi-2022 toutes les personnes seront hébergées.
Les opérateurs font d’ores et déjà remonter les effets positifs de ces projets sur les territoires avec un fort partenariat engagé notamment avec les acteurs de la santé (dont addictologie) mais aussi l’emploi, la mobilisation des futurs hébergés à la construction et la mise en œuvre des projets. Les points de vigilance restent la gestion du collectif notamment vis-à-vis du voisinage et de la consommation de substances psychoactive.
La Dihal et la Diplp visent à créer autour de cette expérimentation une communauté de pratique afin de diffuser des modes d’intervention innovants (citons par exemple : l’approche par les forces[1]) pour engager un changement des pratiques vers un accompagnement qualitatif adapté de ce public
Vous trouverez dans l’article ci-joint un témoignage d’une première personne hébergée à Tours :
"La Maison" : les premiers sans-abri accueillis dans des "tiny houses" et des caravanes à Tours
https://www.francebleu.fr/infos/societe/les-caravanes-et-tiny-houses-accueillent-les-premiers-sans-abris-a-tours-1638210182
[1] Il s’agit d’une méthodologie d’action qui a été développée il y a une quarantaine d’années par une équipe de l’École de travail social de l’Université du Kansas (notamment Rapp et Goscha). Cette approche, initialement conçue afin de favoriser l’inclusion sociale et le rétablissement des personnes ayant des troubles mentaux, est désormais utilisée pour d’autres types de population ayant des besoins complexes, dont celles en situation d’itinérance (avec ou sans troubles mentaux).

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