Déclaration du Premier ministre Jean Castex depuis la Résidence de France à Madrid

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Jean Castex.

Publié 10/12/2021

Le Premier ministre était en visite officielle en Espagne ce 10 décembre 2021 où il a notamment rencontré le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et échangé avec les représentants de la communauté française d’Espagne à la Résidence de France. Cet échange a été l’occasion pour le Premier ministre de saluer leur implication pour le renforcement des relations franco-espagnoles et de se féliciter de l'entente entre les deux pays sur les sujets qu'abordera la présidence française de l'Union européenne (PFUE) : sa visite « fut, comme toujours, une rencontre extrêmement féconde, extrêmement utile, qui marque l'excellence des relations entre nos deux pays et qui sont un atout aussi, je le dis, pour l'avenir de l'Europe. (...) Nous avons besoin de l'Europe et nous avons besoin de relations fortes avec les pays amis, les pays historiques dont l'Espagne, pour poursuivre et amplifier cette Europe de plus en plus placée au service de nos concitoyens », a-t-il souligné.

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Publié par gouvernementFR

Monsieur l’ambassadeur,

Monsieur le député,

Mesdames et messieurs les consuls généraux,

Mesdames et messieurs les conseillers des français de l’étranger,

je salue également les proviseurs et membres du réseau éducatif français en France,

les consuls honoraires,

les présidents d’associations,

les repentants du monde économique et plus généralement, mes chers compatriotes,

Je suis extrêmement heureux de me trouver à Madrid aujourd’hui. Vous le savez, je suis venu rencontrer le président du gouvernement espagnol, Pedro SANCHEZ, qui m’a fort bien reçu ce matin, pendant une heure et demie, j’étais accompagné de Gérald DARMANIN, ministre de l’Intérieur qui me demande de l’excuser auprès de vous car il a dû regagner Paris. Nous sommes allés ensuite à l’ambassade, chez vous, Monsieur l’ambassadeur, puis déambulés dans le Vieux Madrid, voilà, c’était pour moi, je ne vous le cache pas, chers compatriotes, un grand moment d’émotion parce que comme vous sans doute, j’aime beaucoup l’Espagne, j’ai eu l'immense chance d'y faire, c'était il y a bien longtemps, en 1989, mon stage ENA, donc j'y ai passé 6 mois mais c'était, je pense que vous pouvez vous le représenter, c’était un moment très particulier.

Ironie de l'histoire, parmi les sujets évoqués avec le chef du gouvernement espagnol, tout à l'heure, il y a eu la préparation de la présidence française de l'Union européenne qui, comme vous le savez, débutera dans 21 jours et le semestre que j'ai passé à l'ambassade en 1989, le premier, était la période très précisément où, pour la première fois de son histoire, l'Espagne, qui avait rejoint ce qu'on appelait à l'époque la CEE, la Communauté économique européenne, la présidait pour la première fois. C'était un moment exceptionnel, évidemment, pour l'Espagne, conclut par un sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement qui avait notamment conduit le Président MITTERRAND, alors en fonction, à venir à Madrid. Et c'était une période où l'Espagne était en pleine construction... reconstruction, j'allais dire, dévorait la vie. La transition démocratique était terminée. On était en 1989 quasiment, mais il y avait une soif de vivre. Il y avait des drapeaux européens partout. Il faut s'imaginer qu’à cette période, il y avait encore peu d'autoroutes qui reliaient Madrid au reste de l'Espagne. Ce souvenir, vous le savez, qu'en 1981 encore, ce pays était classé pays en voie de développement, PVD comme on disait à l'époque. Donc un boom économique considérable dont je fus le témoin, une vie nocturne développée et active, c'était encore la Movida. Voilà bref, un pays, j'ajoute pour moi qui suis un homme du sud de la France, un pays qui m'a toujours été très proche. Ma capitale régionale, c'était... c'est toujours Toulouse, pays ou ville dont Claude NOUGARO a dit que l'Espagne y poussait un peu sa corne tant, vous le savez, le nombre de réfugiés qui s'y trouvent, qui y vivent ou leurs descendants est élevé. Bref, vous le comprenez, j'avais de très multiples raisons d’espérer ce voyage depuis longtemps ici à Madrid. J'étais évidemment depuis 1989, revenu à plusieurs reprises à Madrid en particulier, en Espagne en général. Mais le faire en ma qualité de Premier ministre revêtait évidemment une saveur particulière.

Et bien entendu, et je vous remercie, monsieur l'ambassadeur, d'avoir pris cette initiative, j'ai souhaité venir à votre rencontre. Alors évidemment, dans des circonstances particulières, la crise sanitaire, on n'a pas pu inviter tout le monde comme nous l'aurions souhaité, pour limiter, comme on dit, les interactions, le port du masque, on a dû annuler le pot et il a fallu évidemment que je respecte à votre endroit les prescriptions que j'ai moi-même édictées pour l'ensemble des citoyens de la République, compte tenu de la résurgence épidémique. Vous savez qu’elle est en France très forte. Alors j’ai compris qu’ici, vous parliez de sixième vague. Nous, on n'en est qu'à la cinquième. Enfin, peu importe. Il y a toujours un petit décalage. Vous avez tous noté que c'est plutôt l'Europe de l'Est qui a ouvert le bal de cette vague-ci. Elle est particulièrement forte en France. Je vois qu'ici, elle l'est moins, mais que le taux de progression est rapide. La France se trouve actuellement dans une situation assez difficile, même si depuis quelques jours, le rythme de progression s'est un peu ralenti ; le fameux taux de reproduction, le R, est aussi un peu orienté à la baisse, mais il n'empêche que nous avons, maintenant tout le monde est devenu expert de ces indicateurs, un taux d'incidence très élevé, beaucoup plus qu'ici, je le répète, et des tensions sur notre système hospitalier qui commencent à se ressentir et qui ont justifié le déclenchement de ce qu'on appelle le plan blanc un peu partout en France.

Bref, après de nombreux mois et comprenant parfaitement que la lassitude gagne, l'épidémie est toujours là, et vous le savez, même si je le rappelle toujours, nous avons appris à vivre avec le virus, pour reprendre une expression tôt employée par le président de la République, et en particulier les progrès de la vaccination qui sont réels aussi en Espagne, qui sont forts dans notre pays, le recours, nous fûmes, vous le savez, l'un des premiers, au passe sanitaire nous protège incontestablement davantage, et en particulier avec des taux d'incidence aussi élevés. L'année dernière à pareille époque, nous avions dû déclarer le confinement, prendre des mesures de couvre-feu, bref, des mesures dites de freinage beaucoup plus sévères que celles auxquelles nous avons recouru en France. Évidemment, nous faisons tout pour ne pas avoir à prendre des mesures supplémentaires. Nous nous y tenons évidemment toujours prêts au cas où. Mais un élément de ce point de vue très réjouissant, c'est le rythme de vaccination. J'espère qu’aujourd'hui demain nous franchiront le cap très symbolique de 90 % de nos concitoyens éligibles qui auront reçu leur première dose. Et quant à la dose de rappel, parfois appelée troisième dose, nous sommes à un rythme qui est rapporté à la population le plus élevé d'Europe, c'est-à-dire supérieur à 700 000 injections par jour. Et évidemment, c'est notre principale arme, en France comme ailleurs, pour faire face à la pandémie.

Je sais qu'évidemment, tout cela vous a affecté aussi. Non seulement parce qu'il s'est passé ici en Espagne, par les relations et les voyages ou les déplacements que vous avez depuis le début de cette affaire, été conduit à effectuer en France. Et je voulais vous dire évidemment ma totale solidarité, mais aussi la détermination du Gouvernement de la République à faire face, à protéger nos concitoyens face à cette crise sanitaire. Nous le faisons depuis le premier jour et nous nous tenons donc toujours prêts à prendre les mesures les plus proportionnées que que la situation appelle. Nous surveillons évidemment ce fameux variant Omicron, qui n'est pas celui aujourd'hui qui cause les difficultés présentes, mais qui pourrait évidemment se développer et là aussi, face auquel nous devons être prêts.

Cette crise sanitaire a, vous le savez bien aussi, eu des conséquences économiques et sociales très fortes et je voulais vous dire aussi que la préoccupation du Gouvernement, sous l'autorité du président de la République, a toujours été d'y faire face. Nous l'avons fait, vous le savez, de deux manières qui vous ont aussi indirectement concerné. La première, ce qui a été reconnu sous l'appellation du « quoi qu'il en coûte » a été d'éviter tout simplement que l'économie française ne s'effondre. Ce qui aurait pu être le cas, je vous rappelle que l’Espagne a aussi été très durement touchée, que cette crise économique fille de la crise sanitaire, a entraîné une amputation de notre richesse nationale, de notre produit national brut supérieur à ce qu'il fut lors de la précédente crise financière de 2008-2010, est quasiment équivalent à ce que nous avions connu dans des graves crises antérieures dont on se souvient en tout cas dans les livres d'histoire, la crise de 29 et la Deuxième Guerre mondiale.

Puis nous avons tout de suite embrayé avec un plan de relance offensif. Un plan de relance que, j’ai moi-même annoncé en septembre 2020, que nous ne cessons de déployer. Nous devrions à la fin de la présente année 2021 avoir consommé 70% des fameux 100 milliards qu’il a représenté. Nous avons beaucoup évoqué ce sujet avec le chef du gouvernement espagnol, façon de rappeler — mais je n’ai pas besoin en particulier vis-à-vis de vous de le faire — façon de rappeler l’excellence de la réaction européenne face à cette crise. Elle l’a fait d’abord sur le plan sanitaire. Ses commandes groupées de vaccin, on ne le dit pas assez, le fait aussi que l’Europe soit la première zone productrice et exportatrice de vaccins dans le monde nous a permis d’avoir une couverture vaccinale parmi les plus élevées. Et si on se compare avec ce que fait l’Allemagne, ce que fait l’Espagne, ce que fait l’Italie, ce que fait la France, la vérité c’est que grâce à ce mécanisme de commandes homogénéisées nous progressons tous à peu près sur le même rythme. Et c’est très heureux parce que face à une pandémie, c’est comme dans la Bible les premiers finissent par être les derniers et les derniers les premiers, donc il faut avancer du même plan.

Et j’en profite pour vous dire que, évidemment, nous devons, et la France est le troisième pays donateur du monde et c’est heureux, veiller à ce que la couverture vaccinale s’étende aux pays pauvres. C'est évidemment un impératif éthique et de solidarité, mais c'est aussi notre propre intérêt. Car dans une pandémie, si le virus n'est pas enrayé partout, il ne le sera finalement peut-être nulle part. L'Europe a donc été aussi au rendez-vous de la relance économique, tant sur le plan de la politique monétaire que sur le plan de la politique budgétaire.

Vous le savez, sur les 100 milliards que j'évoquais du plan de relance français, 40%, c'est tout à fait considérable, viennent de l'Union européenne. Et je dois vous dire que grâce aux efforts collectifs que notre pays a consentis, cette stratégie économique et sociale a produit ses résultats puisque nous devrions atteindre pour l'année 2021 qui va se terminer dans quelques jours, un taux de croissance autour de 6,75%, c'est-à-dire l'un des plus dynamiques de la zone euro. Nous avons, dès le mois d'août dernier, reconstitué la richesse perdue du fait de la crise, alors que cela nous était annoncé au mieux pour 2023. Nous avons retrouvé en septembre le niveau de chômage qui était celui d'avant la crise et même notre taux de création d'emplois est le plus fort depuis deux ans. La France est aussi, source Eurostat, le pays d'Europe qui a le mieux préservé le pouvoir d'achat en 2020, ce sont les derniers chiffres que nous disposons des pays européens. Et nous continuons, je le dis pour mes compatriotes ici en Espagne à être, du point de vue économique, l'un des pays les plus attractifs d'Europe et du monde.

Notre objectif, en réalité, et je crois que c'est le rôle de tout gouvernement, c'est bien entendu de gérer au mieux la crise, d'assurer votre protection, mais de chercher en toutes circonstances à en tirer le plus vite possible les enseignements structurels, et il y en a beaucoup. Si bien que la relance dans laquelle nous sommes engagés, et je salue les nombreux chefs d'entreprise présents qui y concourent à leur manière, cette relance, évidemment, nous avons souhaité, et le président de la République a expliqué hier soir que nous voulions prolonger au niveau européen cet élan, nous avons souhaité l'orienter vers des axes qui renforcent structurellement notre économie : la souveraineté, et notamment la souveraineté industrielle qui est autant une souveraineté nationale qu'une souveraineté européenne ; autre sujet, Monsieur l'ambassadeur, que j'ai longuement abordé avec le chef du gouvernement espagnol ; la transition écologique, bien sûr, sujet qui nous mobilise et qui mobilise plus du tiers des financements du plan de relance ; et la cohésion sociale et territoriale. Les résultats sont au rendez-vous si bien que, je parlais tout à l'heure des créations d'emplois, du chômage, que l'une des principales difficultés qui n'est pas nouvelle, auquel nous sommes aujourd’hui confrontés, c’est de ne pas parvenir à pourvoir les emplois ainsi créés, plus de 300 000 le dit la Banque de France. Nous avons engagé là aussi, des actions structurelles, c'est une réforme inédite de l'assurance chômage, dont l'objectif est à la fois de lutter contre les contrats courts et la précarité, et de toujours inciter et préférer l'activité non activité. Cette réforme est entrée en vigueur de façon complète le 1er décembre dernier, nous espérons évidemment qu'elle produira ses résultats.

Mais nous savons aussi que nous sommes face, vous le voyez partout dans vos activités, à une profonde mutation de notre économie, une profonde transformation qui suppose, que nous élevions la formation, la qualification à la fois de nos salariés et de nos demandeurs d'emploi. Et là encore, nous avons dégagé des moyens substantiels, pas seulement dans le plan de relance, pour relever ce défi. Enfin, nous avons incité les branches professionnelles parce que nous considérons que ce n'est pas à l’État de relever les salaires, mais aux partenaires sociaux, surtout là où il y a des difficultés d'engager des négociations, il y a la célèbre branche des hôtels - cafés- restaurants où il y a des difficultés de recrutement particulièrement aiguisées, nous leur avons demandé d'engager des négociations, un certain nombre progressent, d'autres aboutissent sur les conditions de travail, l'attractivité des métiers, mais aussi l'organisation la revalorisation des bas salaires ; qui, compte tenu de la progression de l'inflation, qui est, vous le savez, une des caractéristiques mondiales de cette reprise, même si vous constaterez que là encore, la France est un peu moins affectée que la moyenne des pays de la zone Euro, cela tient aussi à notre structure énergétique, ici en Espagne, on voit bien ce que je veux dire, qui nous épargne un peu par rapport à ces phénomènes.

Bref, nous sommes mobilisés pour faire face aux circonstances présentes, protéger les Français, renforcer la France et son image, son attractivité, à laquelle, je le sais, vous concourez, je sais que la communauté française établie en Espagne, est une communauté nombreuse. Monsieur l'Ambassadeur, Mesdames et Messieurs les Consuls Généraux, Mesdames et Messieurs les Conseillers des Français, de l'étranger, on me dit entre 150 000 et 200 000 personnes, nous nous occupons donc aussi, évidemment, de vous, nous nous occupons des relations entre la France et l'Espagne, dont je n'ai pas besoin de plaider auprès de vous et l’importante et le caractère stratégique et historique.

Le président de la République et le Chef du gouvernement espagnol se sont réunis, c'était la vingt-quatrième édition à Montauban, il y a quelques mois. Et nous nous employons à mettre en œuvre les décisions qui ont alors été prises, avec notamment, la signature d’une dizaine de conventions, dont certaines ont un impact direct sur vos vies de concitoyens. Je pense bien sûr, mais il y en a d'autres, à l’accord facilitant la double nationalité franco-espagnole, dont Monsieur le Député, l'approbation parlementaire devraient intervenir au début de 2022. Il y a aussi des questions puisque les proviseurs sont là sur les mécanismes de conversion de notes du baccalauréat, sur le déploiement de campus franco-espagnol, des métiers et des qualifications, bref, une série d'accords qui vont faciliter la vie quotidienne des ressortissants français ; et encore fluidifier davantage les relations avec les deux pays. Je faisais allusion à votre député, cher Stéphane, qui est constamment à la manœuvre, et il a raison pour nous dire qu'il faut que nous vous facilitions la vie dans les grands sujets de la transition économique que nous traversons. Il y a la révolution numérique, et la révolution numérique, elle doit venir à l'appui, elle doit venir dématérialiser un maximum de procédures, vous faciliter la vie et nous allons encore sur ce sujet, prendre des dispositions pour que vous puissiez en avoir des conséquences tout à fait concrètes.

Nous souhaitons, je reviens à nos relations avec l'Espagne, je l'ai dit, évidemment, avoir une présidence française de l'Union européenne, dont le président de la République a présenté hier les orientations principales. Nous souhaitons avoir une présence française à la fois ambitieuse et réaliste avec de nombreux objectifs qui ont été rappelés. Et pour les atteindre, nous comptons beaucoup sur le partenariat avec l’Espagne. Vous avez vu que récemment, avec après un travail très approfondi, la France et l'Italie ont signé, c’est le traité du Quirinal, un accord bilatéral extrêmement ambitieux. J'ai confirmé au président du gouvernement espagnol que nous avions évidemment, et il le partage, le même objectif avec l'Espagne.

Nous avons d'ailleurs évoqué de plusieurs sujets bilatéraux, notamment la question de la gestion des flux migratoires à la fois aux frontières extérieures de l'Espagne, mais également aux frontières qui réunissent nos deux pays. Donc, ce fut, comme toujours, une rencontre extrêmement féconde, extrêmement utile, qui marque l'excellence des relations entre nos deux pays et qui sont un atout aussi, je le dis, pour l'avenir de l'Europe, puisque vous avez face à vous un chef de gouvernement résolument européen, mais tout ça parce que ce n’est peut-être pas toujours partagé, qui est tout à fait lucide sur les améliorations que l'Union européenne appelle. Mais nous voyons bien que pour les plus grands défis qui sont devant nous, qu'il s'agisse de la défense, nous avons de ce qu'on appelle la boussole stratégique avec une implication plus forte de l’Union.

Nous avons déjà fait des progrès, qu'il s'agisse de la transition écologique avec, par exemple, la taxation carbone aux frontières, qu'il s'agisse du numérique avec les règlements DSA et DMA qui devrait être adoptée sous présidence française, l'Europe est la bonne échelle. Il en va de même pour la souveraineté industrielle que nous entendons reconquérir. La crise sanitaire ayant fait apparaître des faiblesses dramatiques en matière de fabrication et d'approvisionnement d'un certain nombre de produits et de procédés. Là encore, nous le développons sur le territoire national. Mais nous avons, mesdames et messieurs et vous le savez, besoin de l'Europe. Nous avons besoin de l'Europe et nous avons besoin de relations fortes avec les pays amis, les pays historiques dont l'Espagne pour poursuivre et amplifier cette Europe de plus en plus placée au service de nos concitoyens.

Mes chers compatriotes français, ici en Espagne, je suis convaincu, évidemment compte tenu de ce que je vous ai dit au de mon propos, que vous êtes ici heureux. Vous êtes, pardon, monsieur l'ambassadeur derrière vous, avec vous, les représentants de la France en Espagne. Voilà ! Pour développer ces valeurs, vanter notre pays, fortifier aussi les relations avec le partenaire espagnol. La langue française est une belle langue qui mérite d'être propagée, enseignée. Nous ferons tout ce qu'il faut. J'en parlais encore tout à l'heure avec notre ambassadeur pour conforter nos établissements d'enseignement en France, notre coopération culturelle et il y a, vous le savez, beaucoup de développement à ce titre avec l'Espagne.

Bref, bref, je veux vous dire que, comme tous les Français du reste à l'étranger, je suis ce matin à Madrid, vous êtes une chance pour notre pays, vous êtes une chance pour notre pays. Raison pour laquelle vous aussi, au centre de nos préoccupations, c'est le message que je suis venu vous apporter, vous dire aussi que je compte sur vous pour développer la marque et les valeurs de la France à l’étranger dans nos pays amis pour investir, pour conforter l’attractivité de notre pays.

Voilà ! Pour vous dire simplement que je pense à vous. Je ne dis pas que je vous envie parce que presque, vous êtes dans un pays que j'aime beaucoup et évidemment que vous pouvez en toute circonstance, mesdames et messieurs, compter sur le Gouvernement de la République.

Merci beaucoup.