La banquise

La Conférence de Paris sur le climat

Mis à jour le 26 août 2021
Le premier accord universel pour le climat a été approuvé à l’unanimité par les 196 délégations (195 États + l'Union européenne), le 12 décembre 2015. Moins d'un an après, le 4 novembre 2016, l'Accord de Paris entre officiellement en vigueur. Le seuil des ratifications - 55 États représentant 55 % des émissions de gaz à effet de serre - a été atteint en moins d’un an. À quelques jours du passage du relais à la présidence marocaine pour la prochaine conférence sur le climat, la France affirme que la mobilisation de la France restera entière pour que la justice climatique soit respectée et pour que l’esprit de Paris se prolonge et s’amplifie. Marrakech accueillera du 7 au 18 novembre la 22e conférence, qui sera centrée sur la mise en œuvre de l’accord de Paris.
Contenu publié sous la présidence de François Hollande du 15 mai 2012 au 15 Mai 2017
DésignationNovembre 2013La France est désignée pour organiser la 21e conférence sur le climat.
Sommet Onu23 septembre 2014Sommet extraordinaire de l’Onu sur le climat : François Hollande annonce la participation de la France au Fonds vert pour le climat à hauteur de 1 milliard d’euros.
ConfEnvi28 novembre 2014À l'occasion de la 3e Conférence environnementale du quinquennat, Manuel Valls déclare l'action contre le réchauffement climatique Grande cause nationale 2015.
CConférence n°20Décembre 2014Du 1er au 14 décembre 2014 : conférence de Lima, les 196 États fixent un pré-projet qui servira de base à la conférence de Paris
Feuille de route4 févrierManuel Valls et Ségolène Royal présentent la feuille de route 2015 pour la transition écologique, issue de la 3e Conférence environnementale. Elle contient 74 mesures au total et s'accompagne d'un plan pour une Administration exemplaire.
Appel de Manille27 févrierL'Appel de Manille donne le coup d'envoi de la 21e Conférence sur le climat, 300 jours avant l'issue à Paris le 15 décembre.
40 ministres6-7 septembreLaurent Fabius, futur président de la Conférence de Paris sur le climat, a réuni les deuxièmes consultations ministérielles informelles pour préparer la conférence de Paris sur le climat. Laurent Fabius a décidé d’organiser des consultations informelles pour accompagner, à un niveau politique, le processus de négociation sur les principaux thèmes en cours de discussion. Les premières consultations s'étaient tenues les 20 et 21 juillet.
En avant !10 septembreA moins de 100 jours de la Conférence, le chef de l’Etat, François Hollande, a présidé l’évènement « La France s’engage pour le climat » à l’Elysée. 400 personnes, dont les principaux acteurs français qui incarnent l’engagement de la France sur le climat y ont participé : élus, gouvernement, associations, entreprises, artistes, sportifs, syndicats, jeunes, acteurs éducatifs, fondations, blogueurs, artistes, etc.
Pré-conférence8-10 novembreDernier rendez-vous avant la conférence: plus de 60 ministres sont présents à Paris la pré-conférence. L'objectif : explorer des compromis possibles, donner l’impulsion politique dans cette dernière ligne droite et préparer la reprise des négociations dès l’ouverture de la conférence.
Conférence30 novembre Ouverture de la Conférence Paris Climat pour 15 jours à Paris-Le Bourget. Plus de 150 chefs d'État et de gouvernement défilent à la tribune afin de donner une impulsion politique à la conférence..
Accord de Paris12 décembre 2015Le premier accord universel pour le climat est adopté par les 196 parties réunies à la conférence. « Le monde a écrit une nouvelle page de son Histoire » pour François Hollande. « Avec l’Accord, nous sommes maintenant en mesure de limiter la hausse des températures en-deçà de 2 degrés, de 1,5 degré même d’ici la fin du siècle puisqu’une clause a été prévue pour réviser ces engagements (...) Des financements – 100 milliards – sont mobilisés pour l’adaptation des économies, notamment dans les pays en développement, que vous avez introduit des mécanismes pour que la solidarité soit effective notamment en direction des pays les plus vulnérables ».
Entrée en vigueur4 novembre 2016Le 4 novembre 2016 marque l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur le climat. La conférence suivante se fera sous présidence marocaine, à Marrakech, les 7 et 18 novembre 2016.
De quoi s'agit-il ?

Pourquoi ?

L'Accord de Paris est historique, il doit permettre de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés, et de mener des efforts encore plus poussés pour limiter cette augmentation à 1,5 degré, puisqu’une clause a été prévue pour réviser ces engagements.

La France a décidé d’aller encore plus loin en s’engageant à réviser au plus tard en 2020 ses engagements et proposera aux pays qui veulent en faire autant, à former une coalition pour aboutir à un prix du carbone pour que les investissements puissent être réorientés.

Grande cause nationale 2015, l'action  contre le réchauffement climatique est un défi qu’il était primordial de relever. En effet, le cinquième et dernier rapport du Giec souligne l’importance des activités humaines dans le dérèglement climatique et ses principales manifestations :
  • la température moyenne annuelle a déjà augmenté de 0,85 °C depuis 1880 et pourrait croître jusqu’à près de 5°C d’ici à 2100 ;
  • plus de 90% de l’énergie due au réchauffement climatique est stockée dans l’océan ;
  • l’océan Arctique pourrait être libre de glace avant le milieu du 21e siècle et les glaciers de montagne continueront à se vider. Le niveau de la mer s’est élevé de 0,19 mètre au cours de la période 1901-2010. Le GIEC prévoit une hausse probable de 26 à 82 cm d’ici à 2100 ;
  • les concentrations de CO2 liées à l’homme ont augmenté de 40% depuis 1750 et de 20% depuis 1958.
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a vu le jour à l'occasion du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992. Ratifiée par 196 « parties », elle reconnaît l’existence d’un réchauffement climatique dû à l’activité humaine et donne aux pays industrialisés la responsabilité d'agir efficacement contre ce phénomène.

L’organe suprême de la CCNUCC est la Conférence des parties (COP). Elle se réunit chaque année afin de prendre des décisions, à l’unanimité ou par consensus, pour respecter les objectifs contre les changements climatiques. Chaque année, la Conférence se déroule sur la base d’une rotation géographique dans un des pays des cinq groupes régionaux de l’Organisation des Nations unies : Asie-Pacifique, Europe de l’Est, Amérique Latine-Caraïbes, Europe de l’Ouest élargie (WEOG) et Afrique.

La CMP représente les États de la réunion des parties au Protocole de Kyoto. Elle veille à la mise en œuvre du Protocole de Kyoto et promeut son effectivité. Ce protocole, adopté en 1997 à la conférence de Kyoto (Japon), marque un tournant contre le réchauffement climatique. Pour la première fois, 37 pays développés ou en transition s’engagent sur des objectifs contraignants de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Pendant la Conférence de Copenhague en 2009, les 195 pays représentés n’avaient pas pu trouver un terrain d’entente. Ils ont repoussé à 2015 la signature d’un accord global. Selon Laurent Fabius, président de la conférence, « le fantôme de Copenhague s’éloigne ». En septembre 2012, le président de la République, François Hollande, fait part de son intention d’accueillir la 21e Conférence des parties (COP21) en 2015. La France est officiellement désignée pays hôte à la conférence de Varsovie, en 2013.
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La 21e conférence, qui s'est déroulée à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, avait pour but de freiner les évolutions du dérèglement climatique qui menacent nos sociétés et nos économies. Les objectifs de cette conférence étaient ambitieux :
  • accueillir au Bourget plus de 40 000 personnes, délégués et observateurs ;
  • assurer un rôle de facilitateur entre toutes les parties prenantes afin que soit trouvé un accord universel et contraignant pour maintenir la température globale en deçà de 2 °C.
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