26 août 2014 - Actualité

Une équipe cohérente et déterminée pour une politique qui correspond aux intérêts du pays

Le Premier ministre Manuel Valls était l'invité du journal de France 2 suite à l'annonce de la composition de son nouveau Gouvernement.
 
Le Premier ministre au JT de France 2


"Les Français ne pouvaient accepter ce type de spectacle"


Manuel Valls était l’invité du journal de France 2 après l’annonce de la composition de son nouveau Gouvernement. Réaffirmant qu’il y avait toujours eu "un véritable débat" au sein du Gouvernement, il a rappelé qu’en revanche il ne peut y avoir qu’une seule ligne. Concernant l’éviction de certains ministres, il a expliqué : "ce sont les faits, les déclarations qui ont déclenché cet acte d'autorité, parce que le gouvernement de la France doit travailler dans la cohérence, c’est ce que nous avons souhaité avec le président de la République".

Il a souligné que la ligne du Gouvernement est claire : "le Pacte de responsabilité et de solidarité pour aider les entreprises, pour baisser les impôts des Français, pour faire les réformes nécessaires pour débloquer le pays. Il n’était pas acceptable de remettre en cause la ligne économique définie par le chef de l’Etat et approuvée par les parlementaires plusieurs fois depuis plusieurs mois."


Un Gouvernement "clair dans ses objectifs"


Au lieu de se diviser, il est temps de se rassembler. Le Premier ministre a salué la formation d'un nouveau Gouvernement "clair dans ses objectifs, avec la continuité nécessaire bien sûr, mais aussi avec le renouvellement qui s’imposait et de beaux visages, ceux de la jeunesse". Manuel Valls y voit aussi de "beaux symboles" comme la nomination pour la première fois d'une femme à la tête du ministère de l'Éducation nationale.

Le Premier ministre aura l'occasion de présenter un vote de confiance à l'Assemblée nationale sur un programme de travail au moment de la session parlementaire en septembre ou en octobre et ne doute pas un instant que la majorité sera au rendez-vous. "Il ne peut pas en être autrement."

Dans l’immédiat, le Gouvernement est au travail et dans 48 heures le Premier ministre fera des annonces sur le logement "parce qu'il y a un vrai problème".

Le débat sur la croissance, sur l’inflation, sur le niveau de l’euro, le Gouvernement le mène au niveau européen et il est en train de s’imposer. "C’est précisément au moment où cela bouge et beaucoup grâce à la France que certains disent "mais ça ne marche pas, il y a une politique d’austérité, la France ne pèse pas, sa parole n’est pas entendue. Non, là aussi nous sommes en train d’obtenir des résultats, même si c’est difficile, et c’est long. Et surtout pour être crédibles, forts, entendus, nous devons faire des efforts. Nous ne devons pas nous exonérer de nos responsabilités car depuis 40 ans la France vit au-dessus de ses moyens."


"Nous ne faisons pas une politique d'austérité !"


La politique économique du Gouvernement, ce n’est pas l’austérité mais le sérieux budgétaire. "Quand on crée 60 000 postes dans l’Éducation nationale, nous ne sommes pas dans l’austérité. Quand nous créons des postes de policiers et de gendarmes, quand nous faisons de l'université et de la recherche une priorité en augmentant aussi les bourses pour les étudiants, nous ne sommes pas dans l’austérité."


Une politique équilibrée qui donnera des résultats


"La politique menée est la bonne ! C'est une politique équilibrée qui donnera des résultats mais il faut du temps." "Je sais que ce discours est difficile à entendre par nos concitoyens, ça fait des années qu'ils vivent une situation difficile. Mais il n'y a pas d'autre politique possible : c’est une politique équilibrée qui correspond aux intérêts du pays, favorise les entreprises, soutient les ménages aux revenus modestes et engage les réformes nécessaires pour débloquer le pays".