19 septembre 2014 - Actualité

Un administrateur général pour faire entrer le service public dans l’ère des données

La France est le premier pays européen à se doter d’un administrateur général des données, confirmant ainsi son rang mondial pour la qualité de son administration numérique, établi par un récent classement de l’ONU. La création de ce poste, confié à l’actuel directeur d’Etalab, Henri Verdier, traduit la volonté du Gouvernement de faire de la transformation numérique un pilier de la réforme de l’État.
 


L’administrateur général des données aura pour mission d’assurer l’ouverture, la circulation et l’exploitation des données au sein de l’administration afin d’améliorer l’action publique par une meilleure utilisation des sciences de la donnée.

Son action consistera aussi à mobiliser les données pour engager une refonte des politiques publiques. L’administrateur général des données identifiera les secteurs dans lesquels une analyse fine des données peut permettre une action publique plus performante, moins coûteuse, plus ambitieuse. "C’est un complément indispensable à notre action en faveur de l’activité dans le secteur privé", déclare Emmanuel Macron.

Après deux années marquées de politique volontariste d’ouverture des données publiques marquées par le lancement d’une nouvelle plateforme collaborative "data.gouv.fr", et la fédération des efforts des collectivités locales au sein de l’association Open Data France, la création de cette fonction signale un changement d’échelle dans la politique publique de la donnée. "Notre ambition, c’est de construire la République numérique. Forgeons une nouvelle alliance avec les écosystèmes de la French Tech et le monde de la recherche pour stimuler l’innovation dans les services publics", déclare Axelle Lemaire.

Henri Verdier, le nouvel administrateur général des données, conserve ses fonctions actuelles de directeur de la mission Etalab, complémentaires de ses nouvelles attributions.