16 mars 2018 - Actualité

SNCF : le Gouvernement appelle à poursuivre la négociation "sept jours sur sept"

Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, s’est exprimée à la suite de l’appel de l’intersyndicale des cheminots à une grève de deux jours sur cinq, du 3 avril au 28 juin, qualifiant "d’incompréhensible" la posture adoptée par les syndicats. Elle a appelé en réponse à une négociation "sept jours sur sept".
 
Le Gouvernement déplore "cette décision qui vise à pénaliser les usagers", a souligné la ministre sur BFMTV, jeudi 15 mars 2018 : en effet, les premiers impactés par ce mouvement de grève seront les 4 millions de Français qui prennent le train quotidiennement.

"Le droit de grève est légitime dans le pays mais le bon chemin, c’est de discuter des façons de répondre aux difficultés des Français qui prennent le train tous les jours, de discuter des questions que les cheminots se posent, de discuter de la façon dont on va préparer la SNCF pour qu’elle ait tous les atouts dans la concurrence de demain", a plaidé Elisabeth Borne, avant de rappeler que la volonté du Gouvernement dans ce dossier n’est évidemment pas de "chercher l’affrontement" avec les organisations syndicales.

"Ecrire ensemble la loi"

Au contraire, le Gouvernement appelle tout le monde à poursuivre la négociation, "sept jours sur sept". La responsabilité conjointe du Gouvernement et des organisations syndicales est de parler et de trouver ensemble des solutions. "Mon objectif, c'est que la concertation, la négociation, permettent d'écrire ensemble la loi", a déclaré Mme Borne.

La loi n’étant pas encore écrite, c’est donc "la concertation qui doit permettre de définir le contenu du projet de loi. (…) A chaque fois qu’on aura avancé sur un sujet grâce à cette concertation, alors on l’introduira dans le projet de loi par amendement à la place des ordonnances."

Cette réforme du système ferroviaire est "une réforme nécessaire, trop longtemps différée." L’objectif est d’arriver à "un meilleur service public, (…) une SCNF bien préparée à l’ouverture à la concurrence et (…) des cheminots rassurés sur leur avenir", a déclaré la ministre.