Manuel Valls à la Commission européenne
19 mars 2015 - Actualité

"Rien n'interrompra l'élan des mouvements qui a été engagé"

Manuel Valls s'est rendu à Bruxelles pour rencontrer le Collège des commissaires européens. A l'issue de cette rencontre, il est revenu, à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec Jean-Claude Juncker, sur les engagements de la France en matière budgétaire, qui "seront respectés", et sur l'élan de réformes engagé par le Gouvernement, que "rien n'interrompra".
 


Manuel Valls était à Bruxelles mercredi 18 mars pour porter devant la Commission européenne un message "très clair" : "la France est en mouvement et rien n'interrompra l'élan des mouvements qui a été engagé. J'y veillerai jusqu'au dernier jour de mon mandat, sous l'autorité du président de la République", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. "Je suis en effet convaincu que la France a besoin de ces réformes et que c'est dans son intérêt. C'est pour cela que nous les avons décidées", a-t-il poursuivi, ajoutant que "ces réformes sont utiles pour l'Europe dans son ensemble".
 
Nous avons besoin d'une France forte. L'Europe a besoin d'une France forte, compétitive sur le plan économique. La France et les autres États membres ont également besoin d'une Europe forte.
Manuel Valls
Le 18 mars 2015 à Bruxelles

Le Conseil européen, sur recommandation de la Commission européenne, a accordé à la France un délai de 2 ans supplémentaires pour revenir sous la barre des 3% de déficit public. Le Premier ministre a réaffirmé que la France tiendra ses engagements budgétaires : "Ce délai sera respecté et toutes les mesures seront prises à cet effet". Ainsi, la France, "comme lui demande la Commission mais aussi pour elle-même", va procéder en 2015 à une réduction de son déficit structurel de 0,2% du PIB en plus. "Il s'agit d'un réel effort", a-t-il indiqué, environ 4 milliards d'euros seront mobilisés. "Mais nous le ferons", a-t-il confirmé.

Manuel Valls a cependant précisé qu'il sera extrêmement vigilant à ne pas casser la croissance, qui aujourd'hui revient en France comme en Europe. "Cette croissance est indispensable pour faire baisser le chômage". "Tout nouvel effort qui se traduirait par un affaiblissement de la croissance ne serait pas sérieux", a-t-il expliqué. "L'année 2015 sera l'année du retour de la croissance et donc de la confiance en France".
 

un seul mot d'ordre : faciliter, moderniser, simplifier pour libérer l'activité


Le Premier ministre a détaillé devant la Commission européenne les réformes ambitieuses menées par la France, guidées par un même mot d'ordre : faciliter, moderniser, simplifier pour libérer l'activité. Il a ainsi présenté les 4 axes de l'action du Gouvernement :
 
  • améliorer la compétitivité ;
  • réformer le marché du travail et moderniser le dialogue social ;
  • simplifier ;
  • réformer l'action publique.

Il a précisé l'ensemble des mesures envisagées : mise en oeuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité, projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, réforme territoriale, adoption d'une nouvelle loi sur le dialogue social, nouvelles mesures pour les PME, pour qu'elles puissent embaucher plus facilement...
"La détermination de mon Gouvernement à faire ces réformes est sans faille", a-t-il affirmé.

"Il faut favoriser en permanence le retour de la croissance et de l'emploi", a poursuivi Manuel Valls, saluant de ce point de vue le plan d'investissements européen, annoncé par Jean-Claude Juncker et auquel la France prendra part à hauteur de 8 milliards d'euros à travers la Caisse des dépôts et consignations. L'Europe doit fonctionner selon trois priorités, a rappelé le Premier ministre : le respect des engagements et la consolidation budgétaire ; les réformes structurelles et la compétitivité ; et évidemment l'investissement. A ce titre, il a rappelé que le projet de canal Seine-Nord, qui concerne le nord de la France mais aussi une partie de l'Europe, ou le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin, qui bénéficie d'importantes subventions européennes, participent de cette préparation de l'avenir.

Manuel Valls a enfin appelé à une simplification du projet européen pour le rendre "plus lisible", rappelant les attentes fortes de l'ensemble des citoyens européens en matière de sécurité, notamment après les attentats qui ont touché Bruxelles, Paris et Copenhague, mais également en matière de croissance et d'emploi.

 
Conférence de presse de Manuel Valls à Bruxelles