28 septembre 2016

#RentréeU : 10 infos à connaître

Alors que le nombre d’étudiants continue de progresser en France en cette rentrée universitaire 2016-2017, le Gouvernement poursuit sa politique de soutien à la vie étudiante, avec un investissement budgétaire inédit pour l’enseignement supérieur et la recherche.
 

1. 45 600 étudiants de plus que l’an dernier, dont 32 000 à l’université

En cette rentrée universitaire 2016-2017, le nombre d’étudiants continue de progresser en France. Il augmente de 1,8%, et atteint 2 596 800 étudiants. En 1re année d’études supérieures, le nombre de nouveaux inscrits augmente de 2,4%.
 

2. 850 millions d’euros en plus pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche dans le budget 2017 : un investissement inédit

Le Gouvernement a décidé pour 2017, dernière année du quinquennat, d’une très nette progression du budget pour l’enseignement supérieur et la recherche de l’ordre de 850 millions d’euros. Le budget total atteindra donc 23,85 milliards d’euros. Cette augmentation permettra de financer les mesures salariales nouvelles, notamment la prise en compte de la revalorisation du point d'indice et de l’accord PPCR (accord relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations). Mais elle permettra surtout de financer les 1 000 nouvelles créations d'emplois, et 100 millions d’euros iront à l’accueil des nouveaux étudiants. Au total, entre 2012 et 2017, ce sont bien 5 000 postes qui auront ainsi été créés dans l’enseignement supérieur, conformément à l’engagement pris en 2012 par le président de la République.
 

3. L’accompagnement des vœux majoritaires des bacheliers professionnels vers les STS

Dès l'année prochaine et sur 5 académies (Amiens, Lille, Besançon, Dijon et Rennes), un nouveau dispositif d'admission pour les bacheliers professionnels sera expérimenté. L'admission sera prononcée par le recteur après un avis d’orientation du conseil de classe du deuxième trimestre de l’année scolaire de l’établissement d’origine, sur chacune des spécialités de sections de techniciens supérieurs (STS) demandées par le candidat. On passe ainsi d'un processus de sélection à un processus d'orientation.
Par ailleurs, 2 000 places supplémentaires en STS seront créées chaque année pendant 5 ans (soit 10 000 places au total). Ces places seront prioritairement réservées aux bacheliers professionnels.

4. Des masters sécurisés

Le diplôme du master ce sont 330 000 étudiants répartis sur 3 300 formations couvrant tous les champs disciplinaires et professionnels. Pour mettre fin aux nombreuses situations de conflit sur l’interprétation des textes, un décret est venu préciser les conditions de poursuite d’études au sein du cursus conduisant au diplôme national de master. Ce décret fixe également la liste limitative des formations dans lesquelles l’admission en 2e année de master peut dépendre des capacités d’accueil et éventuellement être subordonnée au succès à un concours ou à l’examen d’un dossier. En outre, une concertation est en cours avec l’ensemble de la communauté éducative sur une réforme de l’organisation du cursus du master. Il convient de construire pour les étudiants et la communauté éducative un modèle stable qui permette que soient recrutés les bonnes compétences et les bons profils dans ces masters, un modèle qui tienne compte des capacités d’accueil  de ces masters et en même temps qui permette à chaque étudiant qui le souhaite de poursuivre ses études au-delà de la licence.
 

5. 25 000 nouvelles bourses pour les étudiants issus des classes moyennes

En 4 ans, plus de 553 millions d’euros ont été mobilisés en faveur de la vie étudiante. Cet engagement financier a notamment permis de financer la création de deux nouveaux échelons de bourses : l’échelon "0bis", qui a déjà permis à 175 128 étudiants issus des classes moyennes et précédemment boursiers à l’échelon 0 de bénéficier d’une bourse annuelle de 1 000 euros ; et l’échelon 7 qui a permis à 43 053 étudiants les plus modestes de bénéficier d’une revalorisation de leur bourse de 800 euros par an. Depuis 2012, le nombre de boursiers a ainsi progressé de 8,5 %, ce qui porte désormais le taux de boursiers à 36,3 %.
Cette réforme des bourses se poursuit :  25 000 nouveaux étudiants, qui ne bénéficiaient que de l’échelon 0, c’est-à-dire d’une exonération des droits d’inscription sans toucher d’aide financière, bénéficieront d’une bourse échelon "0 bis" de 1 000 euros annuels.
 

6. 26 840 nouveaux logements sociaux étudiants disponibles

La construction de logements étudiants à caractère social est une priorité de l’action du Gouvernement, avec le Plan “40 000” engagé dès 2013. 70% des objectifs de ce plan seront atteints au 31 décembre 2016. 26 840 places ont d’ores et déjà été créées entre 2013 et 2016. En outre, un décret publié cet été est venu préciser les modalités d’attribution de ces logements afin que les étudiants boursiers, non rattachés au foyer fiscal de leurs parents, ou dont le lieu d’études est très éloigné du domicile familial soient prioritaires. 
 

7. Les bibliothèques universitaires ouvertes plus longtemps

Le plan "bibliothèques ouvertes" 2016-2019 monte en puissance : les bibliothèques vont progressivement rester ouvertes jusqu’à 22 heures les soirs de semaine, jusqu’à 19h les samedis et dimanches, et les semaines de congés précédant les examens. A ce jour, 21 bibliothèques universitaires sont ouvertes jusque 22 heures, et 8 le dimanche.
 

8. 30 millions d’euros pour renforcer la sécurité des campus

Compte tenu du contexte de menace terroriste, 30 millions d’euros sont dégagés pour la sécurisation technique ou humaine des établissements universitaires. En parallèle, les Présidents d’université - outre la mise en place d’un plan de formation spécifique - recevront un  guide “Vigilance attentats : les bons réflexes” et un vade-mecum  pour préparer les établissements et la communauté universitaire à réagir au mieux avant l’arrivée des forces de sécurité et durant leur intervention, et détaillant les mesures de prévention des risques et de préparation que les établissements doivent mettre en œuvre.
 

9. L’aide à la recherche du premier emploi effective

Annoncée le 11 avril 2016 par le Premier ministre, l’aide à la recherche du premier emploi a été créée par la loi Travail du 8 août 2016. Cette aide, destinée aux jeunes diplômés de l'enseignement supérieur qui entrent sur le marché du travail mais aussi aux diplômés par la voie de l'apprentissage, est versée durant 4 mois après l’obtention du diplôme. Sur 126 000 jeunes diplômés modestes potentiellement concernés, 12 808 jeunes en ont déjà fait la demande depuis le 28 août. En savoir plus sur www.gouvernement.fr/arpe .

10. Une nouvelle plateforme collaborative pour les étudiants-entrepreneurs

En 2015-2016, avec 1 427 candidats, le nombre de candidatures au statut d’étudiant-entrepreneur, créé en 2013, a triplé. Le Gouvernement réaffirme sa volonté de soutenir ces étudiants dans leurs projets d’entrepreneuriat et lancera en octobre 2016 - cadre du dispositif start-up d’état du Secrétariat général à la modernisation de l’action publique - un projet de plateforme collaborative de services. Cette plateforme interactive et communautaire mettra notamment à disposition des étudiants concernés un certain nombre d’outils leur permettant un suivi global depuis le dépôt de leur candidature et jusqu’à la fin de leur année sous statut. Aujourd’hui, 76% des étudiants- entrepreneurs sont satisfaits de leur statut.