Qui sommes-nous ?

 

Le Délégué

Originaire de Normandie, Thierry Lepaon entre dans la vie active à l'âge de 17 ans et adhère à la CGT. Après une formation de chaudronnier, il occupe plusieurs postes dans l’industrie chez Caterpillar puis chez Moulinex où il est confronté au dépôt de bilan en 2001.  Au sein de la centrale syndicale, il accède à des responsabilités locales, régionales puis nationales. En 2010,  il est désigné par le Premier ministre comme membre du Conseil d'orientation pour l'emploi. Il fut également le négociateur, cette même année  de l’accord national interprofessionnel sur la formation professionnelle.
En 2013, il est élu secrétaire général de la CGT dans un contexte difficile. En 2015, il explique à travers un livre, "La vie continue",  les raisons qui  l'ont poussé à la démission de son mandat de secrétaire général.
 
Il prend conscience très tôt du problème que représente l’illettrisme au travail. Il rédige plusieurs ouvrages en collaboration avec Jean-Charles Risbec, "Le travail et sa valeur", puis, "Langage et travail, le recul de la part langagière dans le travail".
De 2002 à 2006, il est membre du CESER de Basse-Normandie et rapporteur de l’avis La lutte contre l’illettrisme en Basse-Normandie ; permettre à chacun d’acquérir et de maintenir ses compétences de base. En 2010, il est désigné par la CGT pour siéger au Conseil économique, social et environnemental (CESE), au titre de représentant des salariés. Il préside le groupe de sa centrale syndicale jusqu'en 2013.
 
Fort de ses connaissances sur les questions d’illettrisme, Manuel Valls, Premier ministre, lui confie une mission sur le sujet. Il rend un rapport  en novembre 2016, où il propose des solutions concrètes pour une politique ambitieuse avec la création d’une Agence nationale de la langue française. Par décret du 16 février 2017, Thierry Lepaon est nommé délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale, et président de la l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, permettant ainsi une meilleure coordination des politiques publiques dans ce domaine.

Les missions

Le délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale, placé auprès du Premier ministre, apporte son concours à la définition et à la mise en œuvre des politiques favorisant l’accès de tous à la lecture, à l’écriture et à la maîtrise de la langue française, en complément des actions de formation linguistique conduites dans le cadre de la politique d’accueil et d’accompagnement des étrangers.
 
En ces domaines, et notamment la lutte contre l’illettrisme, il coordonne l’action des différents ministères compétents et veille à la cohérence des actions conduites par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) et la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF). Il s’appuie en tant que de besoin sur l’expertise du Centre international d’études pédagogiques (CIEP) dans le domaine de la promotion de l’apprentissage du français langue étrangère (FLE).
 
Conformément au décret n° 2017-174 du 14 février 2017, le délégué interministériel a pour mission, la lutte contre l’illettrisme et la maîtrise de la langue française. À cette fin, il doit notamment :
  • Favoriser les partenariats entre l’État et les collectivités territoriales, les partenaires sociaux, les établissements publics et le secteur associatif.
  • Promouvoir et soutenir des actions de prévention pour tous les publics non soumis à l’obligation scolaire.
  • Favoriser, dans le cadre de la politique de formation professionnelle, la mise en place d’actions spécifiques et renforcer la professionnalisation des acteurs.
  • Veiller au soutien de l’État à l’accompagnement et à la formation des intervenants et contribuer à la mutualisation des ressources pédagogiques et des bonnes pratiques.
  • Apporter son concours aux politiques visant à lever l’obstacle de la langue orale ou écrite dans l’accès aux services publics et aux droits.
  • Proposer au Gouvernement les évolutions nécessaires pour la mise en oeuvre opérationnelle de ces missions.
  • Procéder à une évaluation régulière et partagée des actions menées par les différents acteurs.

Historique

Au lendemain des attentats de janvier 2015, le comité interministériel égalité et citoyenneté (CIEC) porte l’ambition de rassembler la société autour des grandes valeurs de notre pays et de décliner les grands enjeux de cohésion sociale à travers un ensemble de mesures concrètes. Le volet « La langue de la République est le français » du CIEC du 6 mars 2015, dont le titre reprend l’article 2 de la Constitution, réaffirme la place de la langue française comme « élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France » (article 1 de la loi du 4 avril 1994).

Sept mesures visent l’amélioration de la maitrise du français, objectif qui sera réaffirmé dans la loi «Egalite et citoyenneté » du 27 janvier 2017. Quatre d’entre elles concernent l’apprentissage du français en milieu scolaire, deux visent les publics immigrés et la septième, couvrant l’ensemble des publics adultes, acte le lancement d’une « mission de préfiguration d’une agence de la langue française en France ». Rapport remis au Premier ministre - 28 novembre 2016

L’équipe 

  • Thierry Lepaon : délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale et président de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme
  • Rémi Indart : directeur de cabinet
  • Sylvie Roger : secrétaire générale
  • Nathalie Sultan : conseillère culture et communication
  • Tiphaine Aubert : assistante de direction

Les textes

L’organisation et les missions du délégué interministériel ont été précisées par le décret du 14 février 2017.

 

Contact
Tour Mirabeau - 43, quai André Citroën - 75015 Paris
Tél : +33 (0)1 44 38 37 45
Email : sec.thierry.lepaon@premier-ministre.gouv.fr
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Extrait de la République en actes
Décret du 14 février 2017
Rapport remis au Premier ministre - 28 novembre 2016