Promotion et investissement, deux axes d'une politique ambitieuse pour le tourisme

Le 2e Conseil interministériel du tourisme (CIT), qui se tient le 19 janvier 2018, renforce considérablement les deux axes d’une politique du tourisme ambitieuse : la promotion du secteur au niveau mondial, qui vise à jouer sur la demande, et l’investissement, qui mobilise l'offre touristique.
 
Le Gouvernement a fait du tourisme une priorité de son action et s'est donné l'objectif d'atteindre 100 millions de touristes internationaux accueillis en 2020 et 50 milliards d’euros de recettes économiques. Pour accompagner le secteur touristique et atteindre cet objectif, le CIT a été installé en juillet 2017.

Ses premières mesures ont été particulièrement efficaces : 8 nouveaux pays bénéficient de la délivrance des visas en moins de 48 heures, les files d’attente ont été réduites aux départs et aux arrivées des aéroports franciliens, 4 millions d’euros par an sont consacrés au nettoyage des autoroutes, etc.
 

Le 2e CIT a considérablement renforcé les deux axes d’une politique du tourisme ambitieuse : la promotion et l’investissement.

Une promotion du tourisme inédite

Le Gouvernement a décidé de stabiliser la dotation de l'État à l'opérateur Atout France en y affectant 3% des recettes de délivrance des visas. Cette somme (environ 6M€) aura un effet de levier de financements provenant à la fois des régions et du secteur privé : la mission sur le financement de la promotion a permis de confirmer l’engagement substantiel de grands acteurs du tourisme français. 6M€ supplémentaires de fonds privés devraient ainsi être dégagés au profit de la promotion dès 2018.

Ainsi, au total, 15 millions d’euros supplémentaires de promotion internationale pourront bénéficier à la France dès 2018. L'objectif est d'atteindre 1€ de promotion par touriste accueilli en 2020.

La gastronomie, un atout clé

Inscrit au patrimoine de l’UNESCO, le repas gastronomique français est l’un des symboles de l’excellence à la française.  En 2019, trois événements pour sa promotion seront rassemblés autour du même nom "Good France/Goût de France" et se tiendront à des dates proches, à la fin du printemps  :

  1. l'opération annuelle "Good France/Goût de France" de célébration de la cuisine française à l'étranger ;
  2. le "Davos de la gastronomie" qui fera de Paris la capitale mondiale des débats sur les évolutions des goûts et des modes de consommation ;
  3. la "fête de la gastronomie", grand rendez-vous populaire permettant aux professionnels de partager leurs talents, leurs savoir-faire et terroirs (proposant ainsi des banquets, dégustations, pique-niques, ateliers, conférences…).

Un investissement renforcé

Le tourisme est un outil massif d’aménagement du territoire. C’est un levier majeur de création de richesses dans les campagnes, à la montagne, sur les littoraux.

Pour activer les bons leviers et sortir de certains modèles économiques, fondés sur des crédits d’impôts générant une dépendance à la dépense fiscale, une série de mesures concrètes est lancée :

  • Sur la simplification, notamment pour les petites structures : lancement de la réforme du régime des stations classées et du classement des offices de tourisme, révision des classements des hébergements touristiques (campings, résidences de tourisme), accompagnement des plus petits hébergements touristiques dans leur mise en accessibilité.
  • Sur l’accompagnement : création d’un guichet unique d'expertises qui met véritablement l’Etat au service des porteurs de projets. Baptisé France Tourisme Ingénierie, cet outil partenarial associant la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et la future Agence nationale des territoires visera à accompagner les territoires et les porteurs de projets privés.
  • Sur les financements : la CDC amplifiera ses interventions en tant qu’investisseur territorial en s’engageant à investir sur sa section générale 500M€ sur 5 ans. S'y ajoutent le doublement de l'enveloppe (200M€) de la Banque publique d'investissements (BPI) et l'assouplissement des prêts hôtellerie.
  • Sur l’amélioration de certaines règles du droit de l’urbanisme : il s'agit, notamment, de permettre un zonage plus fin de la destination des constructions dans les plans locaux d'urbanisme, de moduler les règles de copropriété et de renforcer le caractère contraignant des conventions d'aménagement touristique.
  • Sur les dispositifs incitatifs : la réflexion est confiée à l’IGF et au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD).

L’opérateur national Atout France va se transformer pour accompagner cette stratégie nationale, fondée sur une promotion internationale et une mise à disposition locale de l’ingénierie.



 

UNE MOBILISATION CONTINUE POUR LA SéCURITé DES TOURISTES
Conformément au plan sécurité tourisme adopté en 2016, le CIT a été l’occasion de faire un point sur les mesures avancées depuis :
  • Mise en place du conseil départemental "tourisme et sécurité" : 72 départements sont aujourd’hui dotés de cette instance de coordination, qui est actuellement en voie de création dans 7 autres.
  • Elaboration de la cartographie des sites sensibles : 63 départements disposent aujourd’hui d’une cartographie des sites touristiques sensibles. L’exercice est en cours dans 23 autres départements.
  • Attribution du label "sécuri-site" : lancé à l’été 2017, le label a été attribué à 559 sites à ce jour. 148 sites sont en cours d’instruction.
  • Désignation d’un référent départemental unique "tourisme et sécurité" : le référent unique est désigné dans 94 départements. À Paris, compte tenu de la diversité et de la complexité des sites touristiques sensibles, 19 référents ont été nommés par la Préfecture de Police.

 
Dossier de presse - Conseil interministériel du tourisme - 19 janvier 2018