Jean-Marc Ayrault s'est rendu le 23 octobre à Toulouse pour inaugurer la chaîne d'assemblage final de l'Airbus A350. Le Premier ministre a salué le modèle économique compétitif d'Airbus et son partenariat industriel.
"Plus léger, plus économe en énergie, plus respectueux de l’environnement, plus confortable pour le passager", c'est en ces termes que Jean-Marc Ayrault, qui s'est rendu à Toulouse pour inaugurer la chaîne d'assemblage final du nouvel avion d'Airbus, a salué l'évolution technologique que représente l'Airbus A350. Plus de 550 appareils ont déjà été commandés. De retour de Singapour et des Philippines où il s'est rendu la semaine dernière, le Premier ministre a rappelé qu’à l’occasion de ce déplacement, Airbus a signé "une commande de 10 avions et a pris des options pour l’A350 et peut-être même pour l’A380", soulignant que les produits français et les produits européens [...] bénéficient d’une image forte à l’étranger." Et de relever que l'image et les atouts de la France "sont associés à un haut niveau de qualité et de technologie."
Développer un tissu industriel autour des stratégies des filières
Pour le Premier ministre, le premier atout d'Airbus repose sur sa dimension partenariale européenne : "l'excellence de l'industrie aérospatiale européenne repose sur la mise en commun des compétences de grandes nations industrielles" tant dans la conception que dans la production. "En mutualisant les efforts, il est possible […] de proposer au monde des produits européens de haute technologie ayant toujours un temps d'avance." "La France est particulièrement attachée à ce schéma industriel remarquable, équilibré, entre les territoires européens, qui a été construit par Airbus et les autres sociétés du groupe EADS", a déclaré le Premier ministre.
Rappelant que la ligne d'assemblage de l'Airbus A350 a mobilisé 80 % d'entreprises de la région toulousaine, il s'est félicité que les commandes du nouvel avion garantissent à l'avenir des "emplois stables pendant de très nombreuses années à Toulouse, mais aussi sur tous les sites [des] partenaires industriels" que sont les laboratoires de recherche, les PME et les grandes industries. "La démonstration nous est apportée ici, c'est en engageant toute une filière autour de grands projets, chaque entreprise bénéficiant du concours des autres, qu'il est possible de se doter d'un tissu industriel de référence robuste et compétitif", a déclaré le Premier ministre.
Le facteur de compétitivité que constitue le partenariat industriel au sein des filières est pour le Premier ministre un atout pour la France. "Le Gouvernement proposera une démarche résolue en faveur des différentes filières, en développant une feuille de route stratégique, pour chacune d'entre elles, et en musclant le rôle de la Conférence nationale de l'industrie [4]", a déclaré le Premier ministre qui a cité entre autres "le numérique, les éco-industries ou encore celles en phase de développement."
[media:114267]
