Le Premier ministre a conclu son déplacement à Marseille par une visite à l'Ecole de la Deuxième Chance. Il a souhaité entendre le témoignage d’étudiants et mettre en lumière ce dispositif d'insertion professionnelle qui "prend à bras-le-corps l'avenir des jeunes."
Le Premier ministre a d’abord salué la présence à ses côtés d'Edith Cresson, à l'origine de la création des Ecoles de la Deuxième Chance expérimentées par la ville de Marseille, lorsqu’elle était Premier ministre en 1997.
Depuis la création de l'E2C dans la cité phocéenne, une centaine d'établissements a vu le jour en France. Les Ecoles de la Deuxième Chance ont accueilli plus de 11 000 jeunes l'an dernier. Leur mission est d'assurer par l'éducation, par l'insertion professionnelle et sociale l'avenir de jeunes adultes (18-25 ans) sortis du système scolaire sans diplôme depuis au moins un an.
Jean-Marc Ayrault, accompagné de George Pau-Langevin, ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée de la Lutte contre l’exclusion, et de Thierry Repentin, ministre délégué chargé de la Formation professionnelle, a souhaité s'entretenir avec les élèves pour écouter leur témoignage. Plusieurs jeunes ont ainsi relaté leur expérience : orientés vers l'E2C par la mission locale, sans diplôme, l'établissement leur a permis de prendre véritablement un nouveau départ et de construire un projet personnel.
Jean-Marc Ayrault a salué ce dispositif qui permet de redonner une vraie chance de réussir, d'ouvrir des perspectives grâce à un encadrement pédagogique personnalisé et une collaboration approfondie avec les entreprises. "Ici, on s’intéresse aussi au contexte dans lequel les jeunes évoluent, à leurs problèmes familiaux, à leurs problèmes de santé, par exemple. Donc, on prend à bras-le-corps l’avenir des jeunes", a déclaré Jean-Marc Ayrault, saluant au passage le travail des partenaires associatifs.
Le Premier ministre a insisté sur le grand défi que constitue la refondation de l’école, "pour que l’école de la première chance, celle de la maternelle, du primaire, fasse en sorte que le nombre de ceux qui sortent de notre système scolaire sans qualification ou sans diplôme, se réduise massivement".
C’est dans cette perspective que doit s’inscrire le service public de Pôle emploi. Celui-ci "doit disposer des moyens nécessaires pour un suivi personnalisé de la réinsertion de la personne sans emploi, de la personne au chômage, dans la voie d’un projet personnel".
En conclusion de cette visite, Jean-Marc Ayrault a rappelé plus généralement l'ambition du Gouvernement pour Marseille : "Constituer une métropole solidaire, forte, capable de se développer économiquement, mais aussi de développer des solidarités, de donner de l’espoir aux gens, de donner de la fierté aussi."
Il livre son regard sur ce dispositif : "Les Ecoles de la Deuxième Chance ont joué un rôle positif. L'idée qu'il fallait des institutions conjuguant formation, insertion, alternance, suivi social et sanitaire, était totalement nouvelle. Le rassemblement de toutes ces composantes au sein d'un même projet éducatif explique le résultat. Ces écoles instaurent un système où l'on reconnaît la personne, la compétence, où l'on valorise la progression, ce qui est fondamental pour le profil de jeune qu'elles accueillent."
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