Les Journées nationales de l'Archéologie, organisées par le ministère de la Culture et l'Inrap, se tiennent du 22 au 24 juin 2012. Ce rendez-vous culturel et scientifique a pour ambition de sensibiliser le public à la richesse et la diversité du patrimoine archéologique.
Parcours-découvertes, pique-niques à thème, randonnées archéologiques sont autant d'activités qui permettent de découvrir de façon ludique les enjeux et les métiers de l'archéologie.
L'édition 2012 recense d'ores et déjà près de 700 initiatives dans 350 lieux partout en France. Le site internet [8], dédié à la manifestation, mentionne l'ensemble des animations sur une carte interactive. Pour préparer sa visite, l'internaute accède à des cartes IGN ainsi qu'à des fiches synthétiques de présentation des sites.
Le programme imprimable [9] référence, entre autres, les journées gauloises de reconstitution historique, organisées sur le site du camp de César à Saint-Gence (Limousin) ou encore le circuit en forêt pour découvrir les carrières de grès et le Vieux Château du site du Streitwald à Abrechwiller (Moselle).
Cinq objets inédits mis en lumière pour l'édition 2012
Pour illustrer le travail des archéologues, l'Inrap a conçu une exposition itinérante de cinq objets inédits, issus de fouilles récentes sur le territoire métropolitain et d'Outre-Mer. Remarquables par leur valeur esthétique et scientifique, ces objets emblématiques témoignent des modes de vie des sociétés du passé.
En expliquant les différentes étapes du parcours de l'objet (fouille, étude, restauration et musée), l'exposition permet au public d'en comprendre l'usage, le mode de fabrication et la symbolique.
? Focus sur ces trésors que renferme le sol et sur l'importance du travail des archéologues
[media:104219] La dame de Villers-Carbonnel (Somme) : une statuette féminine du néolithique entre 4 300 et 3 600 avant notre ère
Lors des fouilles d’un site néolithique réalisées avant la construction du canal Seine-Nord Europe, les archéologues ont découvert une remarquable Vénus du néolithique. Le corpus de plusieurs figurines aux formes généreuses fait penser à une représentation symbolique de la fertilité. Toutefois, cette interprétation ne fait pas l'unanimité chez les chercheurs.
[media:104220]La chouette de Batilly-en-Gâtinais (Loiret) : second âge du Fer (IIe siècle avant notre ère)
Lors des fouilles préventives précédant la construction de l’autoroute Orléans-Montargis (A19), une résidence aristocratique gauloise a été mise au jour. Parmi les vestiges découverts, une petite figurine en bronze. Il s'agit de l'un des seuls objets métalliques retrouvé sur le site qui pourrait s'apparenter à un élément décoratif de récipient d'origine celte.
[media:104221]Les stèles funéraires d’Autun (Saône-et-Loire) : époque gallo-romaine (du IIe siècle au IIIe siècle de notre ère)
À Autun, lors de la fouille d’une nécropole gallo-romaine, 80 stèles complètes ont été dégagées. Taillées pour leur majorité dans du grès local, elles représentent surtout des personnages (hommes, femmes, enfants, parfois un couple) sculptés en relief dans une niche. Les archéologues les datent de la première moitié du IIe siècle de notre ère.
[media:104222]Les moules d’enseignes du Mont-Saint-Michel (Manche) : Moyen-Âge (XIVe et XVe siècles).
A proximité de l’entrée de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, au cœur du village, les restes d’un atelier de fabrication d’objets de pèlerinage ont été mis au jour. Parmi tous les moules découverts, on a retrouvé de nombreux moules d’enseignes.
[media:104223]Les écuelles de Tromelin (océan Indien) : l’île aux esclaves oubliés (XVIIIe siècle)
Au XVIIIe siècle, un navire fait naufrage sur l’île de Tromelin, à 450 km de l’île de Madagascar. Les fouilles archéologiques réalisées ces dernières années ont mis au jour des vestiges qui témoignent d’une véritable tragédie humaine.
Les services archéologiques de collectivités territoriales et d'opérateurs privés rendent également accessibles au public leurs chantiers de fouilles. Dans les musées et centres de culture scientifique et technique, partenaires de l'opération, l'accent est mis sur les découvertes récentes et les objets inédits des collections. Le réseau des laboratoires scientifiques se mobilise avec notamment l'ouverture au public du laboratoire du Muséum d'histoire naturelle de Paris, ou le laboratoire Métallurgie et culture du CNRS et de l'Université de technologie de Belfort-Montbéliard.
Opérateur de diagnostics et de fouilles, il assure l'exploitation scientifique des résultats et concourt à l'enseignement, la diffusion et la valorisation du patrimoine archéologique.
Doté d'un budget de 168,8 millions d'euros, l'Inrap compte plus de 2 000 collaborateurs. En dix ans, 16 978 diagnostics et environ 2 237 fouilles en France métropolitaine et en Outre-Mer ont été réalisés.
Le site internet inrap.fr [10] donne accès à une multitude de ressources multimédias (iconothèque, films documentaires, rapports de fouilles, catalogue de documentation scientifique "Dolia").
