Légère embellie en cette fin d'année sur le front de la dette publique avec une baisse de 14, 5 milliards d'euros au troisième trimestre, selon l'Insee. Pour Pierre Moscovici, le cap du déficit public à 3 % du PIB en 2013 est maintenu.
La dette publique(1) a reculé de 14, 5 milliards d'euros au troisième trimestre 2012 par rapport au trimestre précédent, selon l'étude de l'Insee du 27 décembre, pour s'établir à 1 818,1 milliards d'euros (89,9 % en pourcentage du PIB contre 91 % fin juin). D'après les précisions de l'Insee, cette diminution est due à deux facteurs : le désendettement des administrations publiques centrales(2) (- 13,8 milliards d'euros) et "plus marginalement des administrations de sécurité sociale" (-1,1 milliard d'euros) > voir détails sur la note de conjoncture (PDF) de l'Insee [6].
"La France n'a pas adopté de budget à l'équilibre depuis trente ans et la dette publique a atteint le chiffre intolérable de 1 700 milliards d'euros en 2011. Il est de notre devoir d'inverser la tendance", a souligné Pierre Moscovici, pour qui l'objectif est de ramener le déficit public sous la barre des 3 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2013.
"Après 5,2 % de déficit public en 2011, la France vise l'année prochaine un déficit public de 3 % et [la réduction de] sa dette à partir de 2014", a-t-il précisé (3).
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Basé sur les "critères de Maastricht" : indicateurs économiques que les Etats membres doivent respecter dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance. ↩
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L’Administration publique centrale (Apuc) regroupe l’État et divers organismes d'administration centrale (Odac) tels que l'Ademe, le CNRS, l'Afnor, la HAS… ↩
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Dans un entretien au quotidien économique allemand, Handelsblatt [7], le 27 décembre. ↩
