Chaque année, la Fête de la science regroupe des événements dédiés aux dernières évolutions scientifiques. Projets innovants, villages des sciences et opérations d’envergure offrent l’occasion d’échanger avec des chercheurs. Le prix "Le Goût des sciences" récompense aussi des initiatives qui rendent le savoir plus accessible.
Du 10 au 14 octobre 2012, la Fête de la science propose des milliers d’animations gratuites dans toute la France. Créé en 1991, cet événement est un moment privilégié de rencontre entre le public et les scientifiques (chercheurs, ingénieurs, enseignants). Durant cinq jours, petits et grands peuvent découvrir des villages des sciences, expositions et conférences, et participer à des ateliers. Toutes les disciplines sont représentées : physique, biologie, sciences humaines et sociales, entre autres.
Cette manifestation repose sur la mobilisation de quelque 3 000 acteurs (entreprises, centres de culture scientifique, associations, musées). Elle bénéficie aussi du soutien des collectivités territoriales.
Des manifestations festives dans toutes les régions
[media:112891] La Fête de la science regroupe plus de 3 000 animations présentant les dernières évolutions scientifiques et technologiques. Parmi elles, cinq projets innovants [10] sont soutenus par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à hauteur de 200 000 euros. Ils sont consacrés à des thèmes aussi variés que les géosciences, l’énergie, les mathématiques, les avancées de la recherche et les transports. Ainsi, à Grenoble, l'initiative "Déplacements du Futur" [11] permettra au public d'expérimenter, sur les 12 000 m2 de l’anneau de vitesse, des prototypes de véhicules moins polluants (trottinette à hydrogène, skate motorisé, échasses urbaines, véhicules électriques tout-terrain). Les dernières innovations en matière d'usage de futures sources d'énergie (eau, air, gaz comme l’hydrogène) seront également présentées. Enfin, chacun pourra participer à la "décarbo-parade" avec un engin de sa fabrication peu consommateur en énergie.
Sur tout le territoire, des événements labellisés "Fête de la science" sont proposés au public :
- plus de 80 opérations d’envergure [12] développent un sujet scientifique sur plusieurs sites dans une même région. Par exemple, dans l’agglomération de Poitiers, le thème de l’eau est décliné à travers une vingtaine d’animations ;
- les "opérations phares" [13] se focalisent sur des thématiques originales. À Thiviers (Dordogne), l’exposition "Voyage dans le système solaire" présente ainsi des photos prises par des satellites, télescopes et sondes spatiales. À Paris, les jeunes peuvent participer à une chasse au trésor en résolvant des énigmes mathématiques ;
- les nombreux villages des sciences [14] regroupent en un même lieu des expositions, conférences, ateliers, spectacles et projections, comme à Strasbourg ou à Lorient.
Rendre les sciences toujours plus accessibles
[media:112890] La Fête de la science favorise la transmission du savoir dans ses formes les plus innovantes. Elle s’ouvre avec la remise des prix "Le Goût des sciences" qui, depuis 2009, récompensent des initiatives ou publications dédiées à la diffusion des connaissances scientifiques. Les lauréats sont, par exemple, des auteurs d’ouvrages pour le grand public (prix du livre généraliste). Parmi les candidats 2012 [15] dans cette catégorie, "150 idées reçues sur le corps humain". Ce livre de Christian Camara et Claudine Gaston donne des réponses scientifiques sur des croyances liées au corps et à la santé.
Dans une deuxième catégorie (prix "La science expliquée aux jeunes"), concourent des concepteurs de produits culturels pour enfants et adolescents. Cette année, "Youpi ! Oups ! Beurk !", de Muriel Zurcher, fait partie du palmarès. Cet album documentaire décrypte pour les petits ce que sont les émotions, de l’amour à la joie en passant par le dégoût, la surprise ou la tristesse.
Enfin, le prix "Les scientifiques communiquent" est décerné à des chercheurs qui ont su communiquer de manière originale et efficace sur leurs travaux. Cette année, l’astronome Jean Lilensten est candidat à cette récompense pour son simulateur d’aurores boréales, nommé Planeterrella II.
Par ailleurs, pour cette édition, des nouveautés numériques améliorent l’information du public. Le site internet de l’événement est rénové et comprend un moteur de recherche permettant la géolocalisation des animations [16]. De plus, un site mobile est désormais opérationnel.
En 2011, la Fête de la science a connu un vif succès en accueillant 1 million de personnes. Parmi elles, 345 000 enfants issus de 3 700 établissements scolaires, accompagnés de 8 000 enseignants. Guidés par 13 000 intervenants scientifiques, les participants ont pu profiter de 3 100 animations, dont 86 villages des sciences.
