Une Présidence française de l'UE placée sous le signe de l'intérêt général
François Fillon s’est rendu, le 19 février, à Strasbourg, pour présenter aux eurodéputés du PPE et du PSE les priorités de la Présidence française du Conseil de l’UE, au second semestre de 2008.
Parmi les priorités tracées par le chef du Gouvernement : un accord sur les changements climatiques avant la fin 2008, un pacte européen pour l’immigration et l’asile et la sécurisation des approvisionnements en énergie.
Pour réunir les Vingt-Sept sur un consensus autour des changements climatiques avant la fin du second semestre 2008, le Gouvernement veut travailler en "étroite collaboration avec la Présidence slovène" ainsi qu’"avec les autres États membres et le Parlement européen", annonçait François Fillon, le 5 février, à l’issue d’un Comité interministériel sur l’Europe.
A partir des propositions de la Commission, Paris proposera à ses partenaires d’ajouter des "mécanismes d’ajustement" aux frontières. Objectif : éviter que l’industrie européenne soit pénalisée par les efforts qu’elle fournira pour lutter contre les changements climatiques. Sur le volet des énergies renouvelables, le Gouvernement français soutiendra l’idée d’une prise en compte du bilan "non-carboné" de chaque État membre. Une donnée favorable à la France "en raison de l’origine de [sa] production d’énergie", en grande partie nucléaire.
Pour la sécurisation des approvisionnements énergétiques, François Fillon a chargé Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner de formuler des propositions "avant la fin du mois de février". Aujourd'hui, "chaque pays européen négocie directement ses approvisionnements et cela permet à certains fournisseurs d'être en position plus forte", a expliqué le Premier ministre.
Voir les images du déplacement de François Fillon à Strasbourg