Une gestion publique modernisée
L'Etat a aujourd'hui une obligation d'efficacité et de qualité dans la gestion des fonds publics. Un deuxième conseil de modernisation devrait avoir lieu au printemps 2008 : il aboutira à l'élaboration d'un budget pluriannuel pour les années 2009-2011. Ce nouveau type de budget est une "révolution dans notre fonctionnement administratif", a souligné Nicolas Sarkozy, lors de son allocution.
La politique d'achat de l'Etat est refondée avec la création d'une agence des achats de l'Etat, instance coordonnatrice, et par l'installation d'un responsable unique des achats dans chaque ministère. Cette organisation permettra de réaliser des économies importantes (estimées à 1,5 milliard d'euros) et de mettre en œuvre une politique d'achat plus cohérente qui tienne compte du développement durable, de l'insertion sociale ou de l'accès aux marchés publics pour les PME. L'agence des achats sera d'ailleurs chargée de créer un répertoire des fournisseurs de l'Etat, évitant ainsi de répéter les formalités pour chaque appel d'offres.
La gestion des paies est également concernée. Dix mille fonctionnaires sont actuellement chargés d'assurer la paie de l'ensemble des agents publics de l'Etat. L'installation d'un opérateur national de paie permettrait de réaliser des gains de productivité conséquents.
La gestion publique sera aussi "débureaucratisée". Un ministre sera en mesure, par exemple, de modifier l'architecture de ses services après consultation des partenaires sociaux, sans prendre de décret. Le remplacement du visa préalable du contrôle financier par un comité d'engagement sera expérimenté.
La mise en place d'"agences de service public" sans personnalité morale, mais disposant d'une grande autonomie, permettra de répondre aux besoins des administrations chargées de la mise en oeuvre des politiques publiques.