Un fonds de 200 millions d’euros pour "redonner de l’oxygène" aux PME compétitives mais fragilisées par la crise
Le Premier ministre François Fillon a réuni, jeudi 1er octobre, les représentants du Fonds stratégique d’investissement (FSI) et des principaux établissements de crédit et sociétés d’assurance pour lancer le fonds de consolidation et de développement des entreprises.
A la crise économique et financière qui fragilise aujourd’hui les petites et moyenne entreprises, le Gouvernement cherche, avec le président de la République, un certain nombre de réponses pragmatiques. La médiation du crédit, créée il y a moins de un an, a permis de répondre aux demandes de plus de 16 000 entreprises.
Mais aujourd’hui, "afin de rendre ce dispositif encore plus efficace et encore plus adapté à la situation difficile que nos entreprises affrontent" , et afin "d’amplifier la logique qui a présidé à la constitution de la médiation", le Premier ministre a annoncé la dotation de 200 millions d’euros pour le lancement du "Fonds de consolidation et de développement des entreprises" : "[le fonds] interviendra en capitaux propres pour redonner de l’oxygène aux entreprises compétitives, là où les financements classiques ne sont plus accessibles", a affirmé François Fillon, "sa gouvernance réactive lui permettra d’agir au plus vite, en soutien des entreprises. Enfin, nous avons souhaité qu’il dispose d’une large assise territoriale, en s’appuyant sur le réseau de la médiation", a-t-il ajouté.
Un geste de responsabilité collective face à la crise
Se félicitant que "ce fonds associe, aux côtés du FSI, les principales banques et compagnies d’assurance de la place", le Premier ministre a estimé que ce fonds constituait "un geste de responsabilité collective face à la crise et en même temps une marque de confiance dans nos entreprises".
S’agissant de la participation du FSI, François Fillon a annoncé que ce dernier participera au financement de ce fonds à hauteur de près de 100 millions d'euros. "Par ce biais, le FSI va accroître les moyens qu’il consacre au financement des PME […] mais surtout, il va développer son intervention directe au capital des entreprises et il apportera un soutien à des entreprises de croissance, avec une vision offensive et maîtrisée du risque, conformément à sa vocation", a expliqué le Premier ministre.
Rappelant que par le passé, à chaque sortie de crise, "la France est presque toujours mal sortie de l'épreuve, c'est-à-dire avec une croissance plus faible et plus molle que les autres grandes économies européennes", François Fillon a affirmé que l’année 2010 "sera capitale", "c'est la raison pour laquelle nous avons fait le choix d'un budget offensif, d'un budget de soutien à la croissance, d'un budget de soutien à la relance, d'un budget qui accompagne ce moment à la fois très dangereux et en même temps très porteur d'espoir pour l'économie française […]. Et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé, en particulier, de supprimer la taxe professionnelle, ce qui, en 2010, va représenter une injection de 12 milliards d’euros dans la trésorerie des entreprises françaises. Et c'est la raison pour laquelle nous lançons aujourd'hui ensemble le Fonds de consolidation et de développement des entreprises", a-t-il conclu.
Les principaux établissements de crédit et d’assurances - BNP Paribas, la Société générale, le CIC – Crédit mutuel, BPCE, Crédit agricole, HSBC, Axa, Allianz, AG2R La Mondiale, Groupama, CNP Assurances -, participent, aux côtés du FSI, au tour de table du fonds : 47,5% sont apportés par le FSI et le reste par les partenaires privés.
Une équipe indépendante, spécialement constituée, gérera ce fonds et décidera des investissements après consultation d’un comité d’investissement ad hoc.
Ce fonds sera rattaché à CDC Entreprises, filiale de la Caisse des dépôts et des consignations spécialisée dans le financement en fonds propres des entreprises en croissance, et à ses souscripteurs. Il sera pleinement intégré dans le dispositif opérationnel de soutien financier aux PME du FSI.







