Le Premier ministre a reçu, le 30 octobre, à l'hôtel de Matignon les entreprises et les jeunes qui se sont engagés dans les 30 premières conventions pour les emplois d'avenir.
Lancés le 29 août dernier par Michel Sapin, les emplois d'avenir se sont concrétisés avec la signature des 30 premières conventions d'engagements avec les représentants des collectivités locales, de l'économie sociale et solidaire, les fédérations associatives et les établissements et entreprises publiques (voir la liste détaillée des représentants).
Lors de son discours, le Premier ministre a rappelé que le sens des emplois d'avenir était de "permettre de […] répondre à une inégalité criante qui fait qu'une partie de notre jeunesse connaît plus de difficultés que d'autres dans certains quartiers, dans certains territoires frappés de plein fouet par le chômage". "Nous avons le devoir d'orienter les emplois d'avenir prioritairement vers [ces jeunes]", a déclaré Jean-Marc Ayrault précisant que "30 % des emplois [seront] consacrés aux jeunes habitant dans les zones urbaines sensibles."
Le Premier ministre a également souligné l'utilité sociale des emplois d'avenir. Si "ces emplois s'appellent des emplois d'avenir [c'est] parce qu'ils concernent des métiers qui ont une utilité sociale, qui répondent à des besoins parfois non satisfaits de proximité, qui sont amenés à se développer au regard des évolutions de notre société." Il a rappelé que les emplois d'avenir s'inscrivaient dans des secteurs porteurs, notamment celui de l'économie sociale et solidaire. Secteur qui "dispose d’un potentiel de création d’emploi formidable parce que d’ici à 2020, le secteur de l’économie sociale et solidaire, c’est plus de six cent mille départs en retraite".
Une formation qualifiante pour les jeunes
"Peut-on imaginer meilleur modèle que l'élévation d'un jeune qui rend, par son travail, un service à la collectivité ?", s'est réjoui Jean-Marc Ayrault qui a souligné que les "trente précurseurs du 30 octobre" allaient créer une dynamique et que les conventions signées "doivent êtres suivies de beaucoup d'autres." D'ici à la fin 2014, au moins "150 000 jeunes auront trouvé du travail."
