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Sécurité intérieure : vers une mutualisation des moyens

30.novembre2007

Le président de la République a réuni, le 29 novembre, 2 000 gendarmes et policiers à La Grande Arche de la Défense pour présenter ses objectifs en matière de sécurité intérieure. Il était accompagné du Premier ministre, de Michèle Alliot-Marie, de Rachida Dati et d’Hervé Morin.

"Il n'y aura pas de fusion entre police et gendarmerie", a affirmé le chef de l'Etat. Les gendarmes conserveront leur statut militaire tout en étant rattachés au ministère de l'Intérieur. Le ministre de l'Intérieur définira l'emploi, l'organisation, les objectifs, les moyens d'investissement et de fonctionnement des deux forces.


Le principe du rattachement sera inscrit dans une future loi sur le fonctionnement de la gendarmerie. Un groupe de travail réunissant les deux ministères de tutelle - Défense et Intérieur - est créé afin d'examiner notamment l'harmonisation des statuts et des grilles indiciaires des deux forces.


Nicolas Sarkozy souhaite également que soient réorganisés les services policiers territoriaux dans les grandes agglomérations. En Ile-de-France, il propose une "intégration" des services de sécurité publique de Paris et de la petite couronne, voire, pour certaines opérations, de la grande couronne.


Il a, de plus, rappelé que "la délinquance générale doit continuer de baisser de 5 % d'ici à deux ans et la délinquance de voie publique de 10 %". Les collaborations entre police, gendarmerie, fisc et services des douanes seront renforcées. La modernisation des forces de l'ordre doit être poursuivie par le développement intensif des équipements technologiques : biométrie, vidéosurveillance, armes non létales, drones...

-  Le discours, sur le site de la Présidence de la République