Salon international de l'Agriculture : point presse du Premier ministre
Lors de son point presse devant les journalistes, le Premier ministre a exprimé sa satisfaction sur la manière dont la France a su réagir face "au système frauduleux mis en place avec la viande d'origine chevaline dans les plats cuisinés". "La filière bovine et les services publics – ministère des Finances, inspection du ministère de l'Agriculture ... - ont su réagir avec énormément de compétence. Nous pouvons être fiers de la manière dont nous avons tous réagi pour recréer de la confiance dans notre filière bovine et agroalimentaire", s'est-il félicité. "La traçabilité pour la viande fraîche ça existe, il faut maintenant que cela existe pour les plats cuisinés", a-t-il déclaré.
Pour le Premier ministre, la réaction rapide, "de professionnalisme, de sérieux" de la filière bovine est le signe de la qualité des filières et des produits français. Une qualité qui permettra à Stéphane Le Foll de plaider à Bruxelles la position de la France dans le cadre de la de la mise "en œuvre [des engagements de la France] en matière de politique agricole commune." Les aides européennes devront en partie être dirigées notamment vers l'élevage, le développement rural et en faveur d'une agriculture durable, a précisé le Premier ministre.
Le Premier ministre a lancé un appel "à tous les agriculteurs et tout le secteur de l'agroalimentaire, créateurs d'emplois et facteurs très forts d'exportations : "utilisez tous les moyens que le Gouvernement a décidés et que Parlement a votés", a-t-il demandé en citant particulièrement le Crédit d'impôt compétitivité emplois (CICE) et Le Contrat de génération.
Le Premier ministre s'est aussi dit prêt à modifier la loi de modernisation économique qui "est mal appliquée ou pas appliquée du tout. S'il faut modifier cette loi nous y sommes prêts", a-t-il annoncé. Objectif affichés du Premier ministre : "que dans les négociations, on ne parte pas du prix proposé par la distribution, mais du prix du producteur. Aujourd'hui, c'est le contraire. Il faut partir du coût réel de production et à partir de là signer un contrat qui préserve les intérêts du producteur. C'est la première règle du jeu qu'il faut établir. C'est au cœur des engagements que je prends ce matin, au salon de l'Agriculture, après ce qu'à dit le président de la République à l'ouverture de ce salon", a-t-il déclaré.
25/02/2013 | Durée: 7'33 |
- Politique publique : Agriculture & pêche
- Programme : Points presse et Conférences de presse