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"Nous allons sélectionner les projets au regard de leur potentiel en matière de croissance pour notre pays"

03 Mai 2010 | Durée: 4'05 |

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A l'issue de la présentation des travaux du comité interministériel pour les investissements d'avenir, le Premier ministre et René Ricol ont répondu aux questions des journalistes.

Transcript

Question de D. Fleurot BFM TV : Quelles sont les conséquences concrètes en termes d'emplois et de gain sur la croissance pour l'année 2010 de ces premiers investissements ?

F. Fillon : Sur l'année 2010, il n'y a pas beaucoup d'impact puisque, comme je vous l'ai dit c'est du moyen et du long terme. L'année 2010, on est encore, pour l'essentiel, s'agissant du soutien à la croissance, sur les effets du plan de relance. Les mesures que j'ai annoncées sur "les prêts verts" ou sur le financement de l'isolation thermique des bâtiments auront des effets en fin d'année 2010, notamment sur l'activité économique. Mais enfin, l'essentiel des mesures que nous prenons, c'est pour des effets en terme de croissance à horizon 2011, 2012, 2013.

Question d'A. Bénichou, Agence AEF : Je vois disparaître dans le dossier de presse le terme de "campus d'excellence" et apparaître celui d'"initiatives d'excellence". Pourriez-vous expliciter cela ?

F.Fillon : Vous êtes un observateur extrêmement attentif. Nous pensons en effet, que le mot "campus d'excellence " était un mot impropre parce que, au fond, un campus, ça désigne un lieu de vie dans une université. Et nous avons un programme que le président de la République a beaucoup soutenu, qui est le "plan campus", qui nous permet de financer des investissements en termes d'accueil, des étudiants sur le lieu de leurs études supérieures, c'est-à-dire, des logements, des lieux de travail, et c'est tout l'environnement de la vie étudiante. Là, en l'occurrence, ce que nous voulons financer, ce sont des initiatives qui soient des innovations en matière de formation à haut niveau, au niveau du 3e cycle. Ce sont des programmes liés à la recherche et à l'innovation. Cela n'a donc rien à voir avec la vie étudiante ; cela n'a rien à voir avec les bâtiments, avec les investissements immobiliers qui permettent d'améliorer la vie des étudiants. C'est la raison pour laquelle nous avons souhaité baptiser ce projet d'un terme plus approprié, "initiatives d'excellence".

Question de C. Ménard, Agence de presse médicale : Vous avez insisté sur le fait qu'il y aurait des évaluations sur les différents projets. Quand auront lieu les premières évaluations et à quel rythme se feront-elles par la suite ?

R. Ricol : Chaque année, c'est-à-dire qu'à partir du moment où l'argent sera débloqué et où les porteurs de projets auront l'argent, chaque année nous évaluerons, et d'ailleurs nous veillerons à débloquer l'argent - c'est les instructions que j'ai reçues du Premier ministre - par tranches, de telle sorte que quand ça marche, on continue à financer et quand ça ne marche pas, on sache arrêter pour redéployer sur d'autres projets.

Question d'A. Hausser : Monsieur le Premier ministre, vous dites que vous souhaitez un retour sur investissement pour chaque euro investi, comment est-ce que vous pouvez être sûr que vous aurez un retour sur investissement ? Par définition…

F. Fillon : C'est dans le choix des projets. Il peut y avoir des échecs, mais enfin nous allons sélectionner les projets au regard de leur potentiel en matière de croissance pour notre pays. Et donc, cela veut dire que la sélection des projets sera très sévère, et que cet aspect du retour sur investissement sera fondamental. J'ajoute que, sur un certain nombre de sujets, nous allons aider des entreprises privées à améliorer leur compétitivité, nous allons prendre une part du risque qu'elle prennent, mais aussi des bénéfices qu'elles réaliseront à travers les conventions que nous avons signées.

Je vous remercie beaucoup et je vous invite à venir à Cadarache dans quelques instants.