Les objectifs et les moyens du Chantier national prioritaire
Les objectifs du Chantier
Trois axes ont été définis par le Premier ministre : ne plus condamner à la rue, offrir des solutions adaptées à tous ceux qui veulent sortir de la rue, et se donner plus de moyens pour mettre en œuvre la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable.
Cela se traduit par six objectifs prioritaires :
généraliser la prévention des expulsions locatives ;
renforcer la lutte contre l’habitat indigne ;
prévenir l’errance à la sortie d’établissements de soins, de prisons, et, pour les jeunes, à la fin d’une prise en charge par l’aide sociale à l’enfance ;
offrir des solutions dignes d’hébergement, en renforçant l’humanisation et la rénovation des centres ;
mobiliser l’ensemble du parc de logements existants ;
tenir les objectifs du plan de cohésion sociale et du Parsa, en termes de construction de logements très sociaux et de maisons-relais.
Des moyens renforcés
Le gouvernement a consacré à ce chantier, pour le volet hébergement, 1,2 milliard d’euros en 2008, dont 300 millions d’euros supplémentaires, répartis comme suit :
205 millions d’euros pour mettre en œuvre les préconisations d’Etienne Pinte
50 millions d’euros pour le programme d’humanisation des centres d’hébergement
30 millions d’euros pour renforcer la lutte contre l’habitat indigne
10 millions d’euros pour les mesures santé
5 millions d’euros consacrés à "l’appel à projets innovants".
Le plan de relance de l’économie française
Dans le cadre du plan de relance de l’économie présenté le 4 décembre 2008 à Douai, le président de la République a pris de nouvelles mesures fortes en faveur de l’hébergement et du logement, pour un montant global de 1,760 milliard d’euros :
construction de 30 000 logements sociaux PLUS et PLAI supplémentaires en deux ans (340 millions d’euros), auxquels s’ajouteront des logements acquis en VEFA et des logements intermédiaires, soit un total de 100 000 nouveaux logements ;
aide à 80 000 ménages ayant de faibles ressources, propriétaires de logements indignes ou à forte dépense énergétique, ainsi qu'aux copropriétés dégradées (200 millions d'euros) ;
rénovation des centres d'hébergement (80 millions d'euros) et mise en œuvre de nouvelles mesures (80 millions d'euros), notamment la mobilisation de 5 000 logements en intermédiation locative, la création de 1 000 places d'hébergement, et l'augmentation de 12 000 à 15 000 de l'objectif du nombre de places à ouvrir en maisons relais ;
recapitalisation d'Adoma à hauteur de 37 millions d'euros pour la réalisation de projet d'hébergement et d'insertion par le logement.