Skip to Content

Le Premier ministre annonce la mise en place effective des premiers prêts bancaires

23.octobre2008

En recevant les parlementaires de la majorité, le 22 octobre, François Fillon a fait le point sur les mesures prises par le Gouvernement depuis le début de la législature et en particulier depuis la crise financière. Appelant les députés au "sang froid" et à la "détermination", il a insisté sur l'importance de continuer les réformes engagées.

Dans un contexte de crise, "nous avons plus que jamais besoin de sang-froid, de détermination. Nous avons besoin de réformes, nous avons besoin de tenir les dépenses publiques, nous avons besoin de lutter contre toutes les tentations d'immobilisme [...] qui, naturellement, en période de crise, ressortent avec encore plus de force et de violence", a affirmé François Fillon au cours de son discours.

Pour venir en aide à la fois aux entreprises mises en difficulté par la crise, mais aussi aux particuliers, le Premier ministre a indiqué que les banques disposeront des premiers prêts de façon imminente. Il est par ailleurs revenu sur l'importance de généraliser la prime transport.

Il a d'abord annoncé que la société française de refinancement de l'économie (SFRE) accordera ses premiers prêts aux banques dès la fin de la semaine, c'est-à-dire dès le 24 octobre : "je peux vous dire que, dès la fin de cette semaine, la société française de refinancement de l'économie accordera ses premiers prêts aux établissements bancaires dans le cadre du soutien aux entreprises, aux ménages et aux collectivités locales", a indiqué le Premier ministre.

"Les prêts que nous faisons aux banques ne sont pas gratuits"

Pour ce qui est des 10,5 milliards d'euros que l'Etat s'est engagé à injecter, le 20 octobre dernier, dans les grandes banques françaises, François Fillon a rappelé qu'ils prendraient la forme de prêts consentis à un taux d'intérêt de 8 %. Chaque banque devra signer avec l'Etat "une convention par laquelle elle s'engage à augmenter de 3 à 4 % le volume annuel de ses encours de crédits à l'économie, par laquelle elle s'engage à flécher une partie de ses crédits vers les petites et moyennes entreprises [...], par laquelle elle s'engage à respecter les règles éthiques, en particulier en matière de rémunération des dirigeants".

François Fillon a par ailleurs réaffirmé sa volonté de mettre en place la prime transport. Il a ainsi indiqué qu'il entendait tenir l'engagement pris en juin dernier au moment où le prix des carburants était au plus fort à la pompe. "La crise ne demande pas moins de solidarité mais au contraire plus de solidarité [...] c'est pour cela que nous voulons que l'aide au transport soit mise en place". Et d'ajouter qu'on ne pouvait "pas accepter" que seuls les Franciliens aient droit à une prise en charge de leurs abonnements aux transports en commun.

Pour effectuer un diagnostic de la situation et décliner au niveau local le suivi des engagements pris par les banques, François Fillon a demandé aux préfets de réunir dans les prochains jours, dans chaque département, les responsables des réseaux bancaires, en lien avec la Banque de France, les trésoriers payeurs généraux et les représentants des acteurs économiques.

Pour la première réunion, le Premier ministre se rendra, le 24 octobre, à la préfecture d'Evreux avec Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

-  Le discours de François Fillon devant les parlementaires de la majorité, le 22 octobre, sur ce site