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Le Premier ministre a clôturé le Grenelle de l'insertion

27.mai2008

Le Premier ministre a participé, le 27 mai, aux côtés de Martin Hirsch à la clôture du Grenelle de l'insertion qui s'est achevé après six mois de travail et de concertation. Objectif : replacer les politiques d'insertion au cœur des politiques publiques.


François Fillon s'est exprimé en faveur d'un "contrat unique d'insertion qui s'adapte aux réalités des bassins d'emploi" et en faveur d'un "référent unique" pour tous les chômeurs dans le cadre de la réforme du service public de l'emploi (issu de la fusion de l'ANPE et des Assedic).

Créer un nouveau contrat aidé, plus souple : "le contrat unique d'insertion".
"Le contrat unique est sur l'établi ! Une négociation avec les partenaires locaux, et notamment les conseils régionaux, est sur le point de s'engager", a déclaré le Premier ministre. Appelé à simplifier le système des contrats aidés, ce contrat aura vocation à être plus souple, afin que les acteurs de terrain "puissent adapter l'offre en fonction des besoins et de la réalité des bassins d'emploi". Les conditions d'horaires et durée de ce nouveau contrat seront assouplies.

Développer le contrat de professionnalisation.
Autre chantier prioritaire : "déverrouiller les blocages qui empêchent d'imbriquer contrat aidé et formation". Pour y parvenir, François Fillon privilégie une montée en charge des contrats de professionnalisation auprès des adultes et des jeunes sans qualification pour leur permettre d'acquérir une qualification et pour favoriser leur insertion ou leur réinsertion professionnelle.

Réformer les règles de financement de l'insertion par l'activité économique.
La réforme des règles de financement de l'insertion par l'activité économique (IAE) sera aussi programmée. Sur ce sujet, les travaux du Grenelle recommandent de financer l'IAE non plus par des contrats aidés mais par des aides aux postes. La logique vers laquelle veut tendre le Premier ministre est double : donner de la visibilité aux acteurs mais aussi permettre le développement du chiffre d'affaires des structures de l'IAE, en leur assurant un meilleur suivi et une meilleure évaluation.

Sans la mobilisation des entreprises, le renforcement des politiques d'insertion restera un "vœu pieux". Le Premier ministre a averti que faute "d'accords" entre les différents acteurs, "le Gouvernement ne laissera pas cette question sans réponse".

En conclusion, il a rappelé que la réduction de la pauvreté d'au moins un tiers en cinq ans, pourra être atteinte grâce à la mobilisation de tous les acteurs de l'insertion.