"L'approche de la France et de l'Allemagne sur la situation économique et financière est plus proche que jamais"
- Politique publique : Europe > Institutions européennes
- Programme : Points presse et Conférences de presse
Le Premier ministre s'est rendu à Berlin, le 10 mars. Après une conférence devant les étudiants de l'université Humboldt, le Premier ministre a tenu une conférence commune avec la chancelière allemande, Angela Merkel. Tous deux ont notamment évoqué la position commune des deux pays sur la situation économique et financière. Une position "plus proche que jamais" qui permet d'entraîner la politique européenne.
"La France et l'Allemagne ne peuvent pas se contenter de la croissance molle qu'on leur prédit [...] pour les années qui viennent, alors même que les grands pays émergents sont déjà repartis avec des taux de croissance extrêmement élevés", a estimé le Premier ministre.
La situation de la Grèce a également été abordée.
"La relation franco-allemande, ça n'est pas seulement un symbole, des rencontres et des discours, c'est une réalité que nous vivons au quotidien", a conclu le Premier ministre.
Informations complémentaires:
François Fillon plaide pour la rénovation de la gouvernance de la zone euro
Intégrer la vidéo sur un site :
Propos liminaire
François Fillon, Premier ministre
Merci beaucoup, Angela. C’est un très grand plaisir d’être à Berlin juste un mois après le dernier Conseil des ministres franco-allemand, qui a marqué une relance spectaculaire de notre coopération. Je me réjouis à mon tour que ce soit madame Lagarde et monsieur Schaüble qui ouvrent la série des échanges croisés de ministres entre les deux Conseils, d’autant que l’actualité, évidemment dominée par la situation économique et financière, justifiant parfaitement que ce soit ce sujet-là qui soit à l’ordre du jour de cette première expérience.
Nous avons pu constater aujourd’hui encore que l’approche de la France et de l’Allemagne, s’agissant de la politique économique et financière, était plus proche que jamais et permettait d’entraîner la politique européenne. Comme j’ai eu l’occasion de le dire il y a quelques instants devant les étudiants de l’université Humboldt, la France et l’Allemagne ne peuvent pas se contenter de la croissance molle qu’on leur prédit ou qu’on prédit pour la zone euro ou pour l’Union européenne pour les années qui viennent, alors même que les grands pays émergents sont déjà repartis avec des taux de croissance extrêmement élevés, risquant de creuser encore plus le fossé entre nous.
Face à ce défi, je pense que, grâce en particulier à l’engagement personnel d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, jamais, les positions franco-allemandes n’ont été aussi proches. Nous avons exprimé notre volonté commune de créer un gouvernement économique européen dont le centre doit être le Conseil européen réunissant l’ensemble des chefs d’Etat et de Gouvernement. Nous avons affirmé ensemble notre volonté de voir maintenu intégralement le Pacte de stabilité et l’indépendance de la Banque centrale européenne. Nous avons évoqué ensemble la nécessité pour la stratégie économique européenne de s’occuper aussi de la dimension externe et de reconnaître l’importance de l’industrie pour la croissance du futur. Nous avons, ensemble, affirmé la nécessité de remettre en ordre les finances publiques et d’accomplir les réformes indispensables et les investissements d’avenir sur la recherche, sur l’enseignement supérieur, sur la sécurité et l’efficacité énergétique pour préparer la croissance de demain. Nous sommes en plein accord sur la nécessité d’accélérer – ce que nous allons faire en France – le rythme des réformes structurelles.
Nous avons, bien entendu, évoqué la situation de la Grèce, nous sommes en accord, entre la France et l’Allemagne, sur l’attitude qui doit être la nôtre.
1) Les efforts que le Premier ministre grec a engagés sont des efforts très importants et qui sont à la hauteur du défi que la Grèce doit relever.
2) Nous avons réaffirmé la solidarité des pays de la zone euro au regard de la situation de la Grèce.
3) Nous sommes d’accord pour réfléchir à des instruments pour le moyen terme, pour le cas où ces crises de ce type se prolongent ou se reproduisent, avec notamment sur la table la proposition du Fonds monétaire européen.
Je crois que la relation franco-allemande, ce n’est pas seulement un symbole, des rencontres et des discours, c’est une réalité que nous vivons au quotidien.







