François Fillon plaide au Caire pour des liens forts entre la France et l'Egypte
Le Premier ministre a plaidé les 22 et 23 décembre au Caire pour l'approfondissement des liens entre la France et l'Egypte, annonçant plusieurs investissements français dans ce pays stratégique. Cette visite a aussi permis de réaffirmer le soutien de la France aux initiatives égyptiennes concernant le conflit israélo-palestinien.
Le Premier ministre, qui a rencontré lundi son homologue égyptien, Ahmed Nazif, doit s'entretenir mardi avec le président Hosni Moubarak. Il a assuré que malgré la crise la France reste "déterminée à accompagner le développement de l'Egypte".
La France se situe d'ores et déjà aujourd'hui au premier rang des investisseurs étrangers en Egypte. François Fillon a confirmé un prêt de 200 millions d'euros à des conditions privilégiées, que l'Agence française du développement (AFD) va consentir à l'Egypte pour la réalisation de la deuxième tranche de la troisième ligne de métro du Caire.
En contrepartie, ce sont des entreprises françaises qui assureront les travaux, dont le coût total est estimé à un milliard d'euros.
L'AFD va aussi consacrer de 100 à 150 millions d'euros par an pendant trois ans à d'autres prêts concessionnels. L'argent sera affecté au développement des PME égyptiennes, à l'environnement et au développement durable, et à "l'amélioration des conditions de vie de la population".
Première illustration de cette "stratégie triennale", l'agence française va prêter 25 millions d'euros et donner 1,5 million d'euros pour un projet d'irrigation de l'Ouest du delta du Nil.
Tant le Premier ministre que son homologue Ahmed Nazif ont souligné lors d'un point presse que la France était désormais, en partie grâce à ces aides, le premier investisseur étranger en Egypte, un pays de 80 millions d'habitants qui connaît de profondes réformes économiques depuis quatre ans et dont la croissance annuelle du PIB atteignait 7 % à la veille de la crise.
Côté privé, Arianespace a profité de la visite pour annoncer que l'un de ses lanceurs placera en orbite en 2010 le satellite égyptien de télécommunications Nilesat 201.
François Fillon a souligné auprès de ses interlocuteurs que la panne de l'économie mondiale ne remettrait pas en cause la volonté française d'"accompagner le développement de l'Egypte", un pays que Paris considère stratégique sur le plan diplomatique.
La France et l'Egypte coprésident l'Union pour la Méditerranée (UPM), et Paris compte sur la médiation égyptienne dans les dossiers régionaux, en particulier le processus de paix israélo-palestinien.
Concernant la position diplomatique de la France sur le Proche-Orient, François Fillon a affirmé : "Nous soutenons complètement les initiatives égyptiennes, nous condamnons la reprise des tirs de missiles à partir de Gaza de la même façon que nous demandons à Israël d'arrêter les opérations militaires sur Gaza."







