Skip to Content

"Face aux tentations du repli sur soi et de l’intolérance, il faut rappeler les principes de la République"

04.février2010
François Fillon lors de son discours devant le Crif. Photo : SIG
François Fillon lors de son discours devant le Crif. Photo : SIG

Le Premier ministre était l'invité d'honneur, mercredi 3 février, du 25e dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). A cette occasion, il a prononcé un discours dans lequel il a rappelé les engagements du Gouvernement pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme, notamment sur internet.

Dénonçant avec vigueur la profanation des tombes du cimetière de Cronenbourg, près de Strasbourg, François Fillon a qualifié la violence à caractère antisémite de "profondément révoltante, insupportable". Et d'ajouter qu'"au-delà de la communauté juive, c'est notre Nation tout entière qui se sent blessée, humiliée, atteinte au plus profond d'elle-même."

Pour le Premier ministre, les condamnations lourdes, qui sont intervenues ces dernières années, témoignent d'une politique pénale ferme et réactive. Mais dans le souci "d'augmenter l'efficacité des magistrats", il a été décidé que "ceux qui composent les pôles anti-discrimination traitent désormais, en plus des affaires de discrimination, des infractions dont l'antisémitisme est une circonstance aggravante".

A propos de l'assassinat d'Ilan Halimi, dont le procès à huis clos, en raison de la présence d'accusés mineurs au moments des faits, avait beaucoup "choqué", le chef du Gouvernement s'est félicité de l'adoption par la commission des lois de l'Assemblée nationale d'une proposition "rendant désormais publics les débats dans le respect de la protection des droits des victimes et des mineurs".

En réponse aux préoccupations exprimées par le président du Crif, M. Richard Prasquier, le chef du Gouvernement a affirmé qu'il "accorderait une attention très sévère au développement du racisme sur internet" en promettant que "la France [serait] à la pointe de cette dimension nouvelle de la lutte contre l'antisémitisme".

Face aux fléaux que sont le racisme et l'antisémitisme, le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de mieux coordonner les réponses des pouvoirs publics. Cette mission vient d’être confiée, en la personne de M. Michel Morin, à un "préfet coordonnateur".

Le Premier ministre a assuré avec force, s’agissant du financement de la fondation Auschwitz-Birkenau, que "la France ne laissera pas l’indifférence effacer le lieu symbole de la pire horreur qu’ait générée l’humanité" et qu'elle est prête à prendre toute "sa part du financement nécessaire à sa préservation".

Le chef du Gouvernement est aussi largement revenu sur la situation au Moyen-Orient, s'en prenant au régime iranien qui menace régulièrement l'Etat hébreu. "La sécurité d'Israël est pour la France une priorité absolue" a-t-il dit, partageant "pleinement la préoccupation d'Israël quant au développement du programme nucléaire iranien". Pour le Premier ministre, le "moment est donc venu d'agir" en demandant à l'Onu d'adopter "une nouvelle résolution" avec "des sanctions fortes" contre l'Iran. Pour François Fillon, "il n'est pas trop tard pour empêcher par la voie politique l'Iran d'acquérir une capacité nucléaire militaire. Mais le temps presse", a-t-il conclu.

04.février2010

"Face aux tentations du repli sur soi et de l’intolérance, il faut rappeler inlassablement les principes de la République"

Le Premier ministre était l'invité d'honneur, mercredi 3 février, du 25e dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). A cette occasion, il a prononcé un discours dans lequel il a rappelé les engagements du Gouvernement pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme, notamment sur internet.