François Fillon maintient le cap des réformes structurelles
Alors que l'InseeInstitut national de la statistique et des études économiques a estimé que le PIB français reculerait de 0,3 % au deuxième trimestre, le Gouvernement se mobilise : le Premier ministre a réuni, dans l'après-midi du 18 août, les ministres en charge de l'économie. A l'issue de la réunion, il a indiqué que la France était confrontée aujourd'hui à un "ralentissement économique", ce qui suppose de maintenir le cap des "réformes structurelles".
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L'estimation provisoire de l'Insee reflète une dégradation de la conjoncture internationale qui touche l'ensemble des pays développés, en particulier les pays européens. Au sein de la zone euro, l'activité a reculé de 0,2 % entre avril et juin.
C'est pour répondre à ces difficultés que François Fillon a réuni l'ensemble des ministres en charge de l'économie. L'objectif : analyser les causes de la dégradation et identifier les réponses qui devront y être apportées.
Au cours de la conférence de presse qui a suivi la réunion, le Premier ministre a indiqué que l'estimation de l'Insee n'était pas "une surprise", mais le "reflet français" du ralentissement économique international.
Plaidant pour une politique économique fondée sur des réformes structurelles, il a fixé la feuille de route du Gouvernement pour la rentrée :
- s'assurer que les réformes déjà votées sont bien mises en œuvre : pour ce faire, François Fillon a demandé à Christine Lagardeministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi d'accélérer les décrets d'application de la loi de modernisation de l'économie ;
- rester "vigilant" sur le pouvoir d'achat, notamment sur celui des personnes "les plus vulnérables" : la rentrée parlementaire sera consacrée à l'examen de la loi sur l'intéressement et la participation ainsi qu'au projet de loi mettant en place le revenu de solidarité active (RSA).
Pour les foyers les plus modestes, la prime à la cuve sera réajustée : elle s'élève actuellement à 150 euros et pourrait passer à 200 euros.
Concernant la contribution transport, le Gouvernement voudrait mettre fin aux chèques transport - qui n'ont pas été utilisés - et les remplacer par une aide directe aux salariés sur la fiche de paie.
"Il faut y ajouter la mise en œuvre de la prime à la cuve telle qu'elle a été remaniée par Christine Lagarde et enfin, la contribution "transport" pour laquelle nous avions fixé aux partenaires sociaux le 12 septembre ou le 15 septembre, comme limite pour nous présenter leurs conclusions", a indiqué le chef du Gouvernement.
- Relancer la compétitivité des entreprises : François Fillon a annoncé que l'imposition forfaitaire annuelle, un impôt qui varie selon les chiffres d'affaires des entreprises et rapporte 1,6 milliard d'euros à l'Etat chaque année, serait supprimée dès 2009.
- garder le cap du redressement des dépenses publiques ;
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trouver une réponse européenne coordonnée lors du prochain sommet des ministres des Finances de l'Union européenne, les 12 et 13 septembre, à Nice. Dans cette perspective, Christine Lagarde présentera prochainement au président de la République une méthode pour engager la discussion.
- Le point presse
- Le dossier consacré à la loi de modernisation de l'économie
- Le questions-réponses sur le revenu de solidarité active (RSA)







