François Fillon maintient le cap de l'équilibre budgétaire en 2012
Le Premier ministre a rappelé l'objectif du Gouvernement de sortir de la spirale des déficits en conduisant des réformes structurelles. Dans son interview du 9 juillet sur RTL, François Fillon a maintenu la prévision de 1,7 à 2 % de croissance pour 2008.
Le chef du Gouvernement a expliqué que sa volonté de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2012 "n'est pas une question négociable" et qu'il l'a fait savoir à l'ensemble des membres du gouvernement. "Il y a un moment où il faut arrêter la fuite en avant qui est celle de notre pays depuis si longtemps. C'est une question d'efficacité (...) mais c'est aussi une question de morale", a-t-il avancé. "C'est lâche de ne pas réduire la dépense publique lorsqu'elle est financée par l'emprunt", a -t-il ajouté.
"On est en déficit depuis 34 ans : si on veut sortir de ce déficit il y a deux façons de le faire: soit avec un plan de rigueur (...) ou il y a une autre solution, celle que nous avons choisie : on fait des réformes structurelles", a dit le Premier ministre, rappelant qu'il "n'y aurait pas d'augmentation des dépenses de l'État en volume pendant cinq ans".
Il a par ailleurs fixé le 9 juillet à "au moins 30 000", dont 13 500 dans l'Éducation nationale, le nombre de non-remplacements de fonctionnaires partant à la retraite en 2009. Cet objectif s'inscrit dans "l'engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux", a affirmé François Fillon.
Un acquis de croissance
Interrogé sur une éventuelle révision de la prévision de croissance, il a souligné que la France disposait "déjà d'un acquis de croissance qui nous donne l'assurance d'avoir 1,5 point. "Entre 1,5 et 1,7 la différence est extrêmement minime", a-t-il développé, et "l'expérience de l'année 2007 me laisse penser qu'avec les réformes que nous sommes en train de faire, nous pouvons obtenir une croissance d'au moins 1,7 %."