Skip to Content

François Fillon : "L’intérêt du Japon n’est pas de se détourner de l’Euro"

17.juillet2010
SIG
SIG
Lors de son déplacement au Japon, le 16 juillet 2010, François Fillon s'est exprimé devant les milieux d'affaires japonais sur le thème : "la France et l’Europe : des réformes au service de la croissance". Son objectif : exposer les atouts que présente la zone euro pour les investisseurs japonais.

Présentant l'Europe comme « un formidable vecteur de croissance pour toute l'économie mondiale », le Premier ministre a rappelé qu'elle était le plus grand marché développé du monde avec plus de 500 millions de consommateurs et 30 % du PIB mondial.

Accompagné de Christine Lagarde, Jean-Pierre Jouyet et de Jean-Pierre Landau, le Premier ministre a exposé la nature et les principes du projet européen. Il a rappelé que l'Union européenne est par essence un espace de débats et de compromis qui vise "à trouver des solutions qui soient au bénéfice de tous". Depuis soixante ans, "l'Europe n'a jamais cessé d'avancer et ses réussites surpassent de loin ses difficultés", a-t-il déclaré.

S'exprimant sur la crise grecque, le Premier ministre a défendu l'adoption en quelques semaines par les Etats membres d'un plan massif d'aide de 100 milliards d'euros et d'un plan de garantie financière de la zone euro de 750 millions d'euros. Face à cette crise sans précédent, l'Europe s'est montrée unie pour secourir l'un de ses membres. "La crise grecque a suscité un certain malaise sur l'avenir de l'euro. Mais cette crise n'a pas été provoquée par la faiblesse du système de la monnaie unique. Cette crise est liée à des finances publiques mal gérées", a précisé le Premier ministre.

Réduire le déficit public de la France à 6% du PIB en 2011

François Fillon a rappelé que la situation de la France était totalement différente de celle de la Grèce. Dans une perspective de réduction du déficit public, le Gouvernement a engagé un plan d'action destiné à ramener le déficit à 6 % du PIB en 2011 et à 3 % du PIB d'ici à 2013.

Des relations franco-allemandes renforcées

Le Premier ministre a rassuré ses interlocuteurs sur l'entente du couple franco-allemand dont les positions n'ont jamais été aussi proches. Elle s'illustre notamment par la volonté commune de renforcer le pacte de stabilité de la zone euro. Issue d'une longue tradition, elle s'est également traduite par le projet de création d'un gouvernement économique européen. L'enjeu ? Mettre en place une instance en charge, notamment, de statuer à la fois sur des choix d'investissement d'avenir et de réduction des déficits publics. Autre exemple de l'entente franco-allemande : la participation, dès la semaine prochaine, du ministre de l'Economie et des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, au Conseil des ministres français.

Le Japon, premier investisseur asiatique en France

Avec plus de 400 entreprises japonaises implantées sur son territoire, la France est le deuxième pays européen pour l'accueil des investissements japonais. Pour sa part, la France représente 8 % des investissements entrants au Japon, devant l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Le Premier ministre souhaite nouer de nouveaux partenariats notamment dans le domaine du nucléaire, de l'énergie ou encore de l'environnement. L'enjeu est aussi de mettre en commun les atouts majeurs des deux pays sur le photovoltaïque, l'industrie automobile, les batteries et la gestion des réseaux intelligents.

Concernant la future présidence française du G20, François Fillon a affirmé que la réflexion sur le système monétaire international, engagée par la Corée sera poursuivie. Enfin, le Premier ministre a précisé que "la France partage avec le Japon le souci d'éviter une trop forte volatilité des changes, défavorable au secteur productif et aux décisions d'investissements".

En conclusion, François Fillon a précisé que les entrepreneurs et les investisseurs japonais ont depuis longtemps compris les bénéfices que pouvaient leur apporter le marché unique et l'euro. Aujourd'hui l'investisseur n'est plus obligé de composer avec une Europe divisée en 27 marchés séparés, avec des monnaies différentes, des normes et des protections douanières nationales. Et d'ajouter : "notre continent a les moyens de tenir son rang dans la mondialisation."

François Fillon, premier chef de gouvernement occidental à rencontrer Naoto Kan

Ce séjour est le second pour le Premier ministre français qui s’était rendu au Japon en avril 2008 à l'occasion du 150e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays. Il est le premier chef d'un gouvernement occidental à rencontrer son homologue japonais de centre-gauche, Naoto Kan, récemment nommé.

A l’issue de son séjour japonais, François Fillon se rendra ensuite en Nouvelle-Calédonie, pour une visite officielle de trois jours.

17.juillet2010

"L'Euro est un succès et reste une monnaie forte"

A l'issue de son intervention, François Fillon a répondu à quelques questions posées par les participants. Il s'est notamment exprimé sur les avantages de la monnaie unique qui permet aux investisseurs japonais de vendre et d'acheter sans risque de change dans tous les pays de la zone euro. Il a également tenu à rassurer ses interlocuteurs sur la solidité de la relation franco-allemande, précisant que les positions des deux pays n'ont jamais été aussi proches. Et d'ajouter : "c'est à travers cette entente que l'on peut juger l'efficacité de la politique menée dans l'Union européenne".

Si l'accord des 27 états membres laisse place aux débats, le Premier ministre a souligné que depuis soixante ans l'Europe a toujours montré une capacité à trouver des compromis. Dernier exemple en date : l'aboutissement des discussions franco-allemandes sur le principe de la création d'un gouvernement économique européen. Autre signe d'union de l'ensemble des pays membres : la réponse apportée à la crise grecque.

François Fillon a par ailleurs souligné la volonté du Gouvernement de réduire de deux points du PIB le déficit structurel de la France, d'ici un an, sans pour autant renoncer à promouvoir la croissance.

Concernant les négociations de libres échanges entre l'Europe et le Japon, le Premier ministre a assuré que la France se félicitait des nombreux échanges existants, tout en soulignant l'importance des obstacles non tarifaires qui freinent les exportations européennes.


17.juillet2010

François Fillon : "Le XXIe siècle devra compter avec l’Europe"

François Fillon est arrivé, le 15 juillet, à Tokyo pour un court séjour au Japon. Après une nuit à la résidence de l'ambassadeur de France, le Premier ministre est intervenu devant un parterre de hautes personnalités des milieux politiques, économiques et financiers du Japon sur le thème : "la France et l’Europe : des réformes au service de la croissance". Son objectif : faire de la pédagogie auprès des investisseurs locaux sur la solidité de la zone euro.
Le Premier ministre a plaidé en faveur de l’Union européenne et de la stabilité de la monnaie unique. Il est notamment revenu sur la crise grecque en insistant sur le fait que celle-ci pouvait être attribuée à une mauvaise gestion des finances publiques et en aucun cas à une faiblesse inhérente de l’Euro. Il a évoqué la solidarité et la cohésion de l’Union européenne ajoutant que celle-ci est toujours sortie renforcée des différentes crises qu’elle a pu traverser. Et d’ajouter : "l’Union européenne est un projet historique, à la fois unique et complexe que nous avons le devoir l’expliquer à nos grands partenaires."
François Fillon a par ailleurs voulu rassurer les investisseurs japonais rappelant les mesures prises par Paris et l’Union européenne pour tenir les objectifs en matière de réduction des déficits publics. Il a rappelé que la France a pour sa part lancé "un plan d’action destiné à ramener le déficit public à 6 % du PIB en 2011 et à 3 % du PIB d’ici à 2013. Cela représente une réduction du déficit de 40 milliards d’euros dès 2011 et de 100 milliards d’euros dès 2013". Il a également évoqué l’ensemble des autres réformes comme les retraites, la modernisation des administrations ou encore la volonté d’inscrire, par voie constitutionnelle, dans la loi de finances la réduction des déficits.
Enfin, le Premier ministre a indiqué que "cette politique ambitieuse de maîtrise budgétaire", mise en œuvre en France et en Europe, "ne signifiait en aucune manière de renoncer à la croissance".


16.juillet2010

François Fillon plaide en faveur d’un partenariat renforcé entre Areva et Mitsubishi

A l’issue de son intervention devant les milieux d’affaires, François Fillon a été accueilli à la Primature, résidence du Premier ministre japonais. Après un entretien privé avec Naoto Kan, les deux premiers ministres ont tenu une conférence presse conjointe au cours de laquelle ils ont évoqué les relations économiques franco-japonaises et la nécessité de renforcer leurs partenariats. Dans le domaine du nucléaire, François Fillon souhaite renforcer le partenariat entre Areva et Mitsubishi pour la réalisation d’un nouveau réacteur Atmea, déclarant que la France était "ouverte" à l'entrée du conglomérat japonais dans le capital du groupe nucléaire français.

François Fillon et Naoto Kan ont également rappelé leurs positions communes notamment sur la gouvernance mondiale, la réforme du conseil de sécurité des Nations-Unies et la nécessité de mettre en place des règles en matière de régulation financière.