François Fillon au Vietnam pour "booster" les échanges commerciaux entre la France et l’un des nouveaux grands pays émergents
Pour la première visite officielle d'un Premier ministre français depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, François Fillon était accompagné de trois membres du Gouvernement, de cinq parlementaires et d’une quarantaine de chefs d'entreprise. Il a appelé à une politique de coopération ambitieuse, "à la hauteur du dynamisme et des succès du Vietnam".
"Dans l'histoire de nos relations avec le Vietnam, je pense que cette visite a une signification : celle d'un pragmatisme plus fort", a affirmé le Premier ministre, lors de sa visite au Vietnam. "Je veux aussi que nos relations se tournent vraiment vers l'avenir", a-t-il poursuivi.
Education et recherche, innovation technologique, développement durable, etc., autant de priorités dans lesquelles "la France excelle et où le Vietnam a des besoins considérables", a assuré le Premier ministre.
Reçu jeudi 12 novembre par son homologue vietnamien, Monsieur Nguyen Tan Dung, au Palais du Gouvernement de Hanoï, François Fillon a annoncé l'acquisition par Vietnam Airlines de quatre Airbus 380 d’ici au premier trimestre 2010 ainsi que la signature de plusieurs accords intergouvernementaux : dans le domaine de la coopération en matière de nucléaire civil ; pour la mise en œuvre d'une université scientifique et technologique à Hanoï (pour laquelle la France va assurer en particulier la formation des 400 doctorants qui formeront le corps enseignant de l’université) ; en matière de défense et de sécurité intérieure, mais aussi pour poursuivre l'aide de la France au développement durable du Vietnam (construction d'une centrale hydroélectrique ou encore soutien au réseau vietnamien des "Fonds de crédit populaire" pour les investissements privés en secteur rural).
Si le Vietnam enregistre pour 2009 une croissance de 5,5 %, s’il pèse de plus en plus en Asie et sur la scène internationale, les chiffres des exportations françaises au Vietnam, en revanche, ont stagné au cours des dix dernières années. "La France n'a pas suffisamment su tirer les bénéfices de la croissance vietnamienne", a reconnu François Fillon. Il a ainsi plaidé pour un renforcement des relations entre les entreprises françaises et vietnamiennes : "Je pense que le moment présent nous donne des opportunités que nous devons saisir pour construire un véritable partenariat exemplaire entre l'Orient et l'Occident, entre l'Asie et l'Europe". Il a également indiqué que la France souhaitait contribuer, y compris via ses entreprises, aux efforts du Vietnam dans la lutte contre le réchauffement climatique.
En clôture du Forum franco-vietnamien des entrepreneurs à Hanoï, le Premier ministre a salué un pays au "dynamisme impressionnant […] C'est à peine si j'ai reconnu les rues de Hanoï où il y a quinze ans l'on ne circulait qu'à vélo". Plus tard, à Ho Chi Minh-Ville, devant le président du comité populaire de la cité, Le Hoang Quan, François Fillon a rappelé les atouts des entreprises françaises au regard des besoins vietnamiens : "Transports, gestion de l'eau, services financier : sur tous ces sujets, nous avons les entreprises les plus performantes du monde".







