16 mai 2014 - Vidéo

"Nous allons permettre à 1,8 million de ménages de sortir de l'impôt sur le revenu"

Le Premier ministre était l'invité de la matinale d'Europe 1, le vendredi 16 mai.
Face aux augmentations d'impôts que les Français "subissent depuis 5 ans", Manuel Valls a annoncé qu'1,8 million de ménages sortiront de l'impôt sur le revenu.

Face au constat que trop de Français sont entrés dans l’impôt alors qu’ils n’auraient pas dû, le Premier ministre a décidé d'un allégement de l’impôt pour les plus modestes.

Cet allègement bénéficiera à plus de 3 millions de ménages et permettra à 1,8 million de ménages de ne plus être soumis à l’impôt. Il porte sur l’impôt payé à la rentrée en septembre 2014 sur les revenus de l’année 2013.

Cette mesure concernera les Français modestes, aussi bien les retraités que les salariés. Elle sera placée sous un critère de revenu.

Quelques exemples
 
  • Un salarié célibataire au Smic verra son impôt totalement annulé. Il bénéficiera d’une restitution plus importante au titre de la prime pour l’emploi, d’environ 170 euros.
  • Un couple de salariés avec deux enfants avec un salaire brut d’environ 3 600 euros par mois (à deux) verra son impôt annulé, alors qu’il est actuellement d’environ 700 euros.
  • Un couple de retraités percevant chacun une pension de 1 200 euros verra son impôt passer d’environ 1 000 euros à environ 300 euros.

Cette mesure va coûter 1 milliard d’euro à l’Etat. "1 milliard d'euros d’impôt en moins c’est un milliard d’euros de pouvoir d’achat en plus, pour les Français modestes. La mesure sera en grande partie financée grâce à la lutte contre la fraude fiscale." "Nous avons déjà provisionné 500 millions d'euros, cela nous permettra d'atteindre ce milliard," a expliqué le Premier ministre. Et une "loi de finances rectificative sera votée avant l'été", a précisé Manuel Valls.

"Dans le débat que nous aurons, et nous venons d’en parler pour 2015-2016-2017, il faudra intégrer d’autres mesures et on verra si ce type de mesure se poursuit ou on la corrige, ou on l’intègre dans une autre réforme de l’impôt sur le revenu", a conclu le Premier ministre.
 

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