Conseil restreint du 19 juillet 1966 approuvant le "Plan Calcul"
Conseil restreint du 19 juillet 1966 approuvant le "Plan Calcul" - Fonds François-Xavier Ortoli (FXO) © Institut Universitaire Européen - Archives historiques de l'Union européenne, 1994-2012
Conseil restreint du 19 juillet 1966 approuvant le "Plan Calcul"
Conseil restreint du 19 juillet 1966 approuvant le "Plan Calcul" - Fonds François-Xavier Ortoli (FXO) © Institut Universitaire Européen - Archives historiques de l'Union européenne, 1994-2012
19 juillet 1966 - Galerie

Lancement du “Plan Calcul” informatique par le général de Gaulle et le gouvernement Pompidou

Doter la France d’un grand programme informatique : tel est l’objectif du “Plan Calcul” présenté par le commissaire au Plan, François-Xavier Ortoli, afin de “développer en France une industrie des calculateurs électroniques”. Conquis par ce projet qui s’inscrit dans la stratégie d’indépendance nationale qu’ils préconisent, le général de Gaulle et son Premier ministre Georges Pompidou décident de lancer en juillet 1966 ce “Plan Calcul”, après approbation du Conseil restreint  du 19 juillet 1966 (voir le document ci-dessus, signé par le général de Gaulle).

Le “Plan Calcul” prévoit notamment la nomination d’un délégué à l’informatique, placé sous l’autorité du Premier ministre, chargé de définir les principales orientations face aux “problèmes posées par le développement d’une industrie nationale des ordinateurs”.  

Avoir une forte industrie nationale qui soit capable de construire des ordinateurs et qui puisse affronter la concurrence”, déclarera Michel Debré, ministre des Finances, lors de la signature de mise en oeuvre du “Plan Calcul” par les ministres des Armées, Pierre Messmer,  de la Recherche scientifique, Maurice Schuman, et de l’Industrie, Olivier Guichard, le 13 avril 1967. Pour ce faire, diverses sociétés françaises et leurs filiales vont se grouper en une société unique, la Compagnie Internationale de l’Informatique (CII), avec laquelle l’État créera un premier contrat de cinq ans afin que dans ce secteur industriel et scientifique, la France reste au premier rang.