27 mai 2014 - Vidéo

La LPM est "une loi essentielle pour nos entreprises de défense, donc pour la préservation de l'emploi industriel"

Le Premier ministre a répondu, le 27 mai 2014 à l'Assemblée nationale, à une question de Philippe Folliot (UDI).
"Le président a fait le choix, dès le début d'année au moment de sa promulgation, de sanctuariser la loi de programmation militaire, et qu'en conséquence la trajectoire budgétaire de celle-ci sera préservée", a rappelé le Premier ministre.

"L'ambition de la loi de programmation militaire, c'est de garantir la sécurité de la France dans un monde incertain en renforçant sa capacité d'intervention extérieure, en assurant la protection du territoire national et bien entendu en garantissant la dissuasion nucléaire", a-t-il poursuivi. "Dans le même temps", a précisé le Premier ministre, cette loi "prévoit des économies structurelles particulièrement importantes qui constituent la contribution de la défense au redressement de nos comptes publics". Elle prévoit en particulier "une diminution d'effectifs de 34 000 personnes en six ans" dans les armées et une diminution de la masse salariale de 4,4 milliards d'euros, a-t-il rappelé.

"C'est un effort considérable, c'est la raison pour laquelle il est exclu d'aller au-delà des efforts déjà intégrés dans la LPM", a déclaré Manuel Valls. "Nous souhaitons que la trajectoire des programmes d'équipement des armées soit bien mise en oeuvre en mettant en application dès ce mois de juin les clauses prévues dans la loi elle-même", a-t-il ajouté.

La LPM est "une loi essentielle pour nos entreprises de défense, donc pour la préservation de l'emploi industriel", pour les armées et la sécurité du pays, a souligné M. Valls.