18 octobre 2016 - Vidéo

L'interaction entre suivi policier et accompagnement social pour le suivi des individus radicalisés

Dans le département des Bouches-du-Rhône, en matière de prévention et de lutte contre la radicalisation, le préfet de police pilote un dispositif articulé autour de deux instances complémentaires : - comme dans tous les départements, le groupe d'évaluation départemental, qui rassemble autour du préfet de police, le cabinet du préfet de département, les services de renseignement, les services de police et de gendarmerie, les Parquets, et l'administration pénitentiaire. Ce groupe évalue l'ensemble des signalements et décide des mesures de suivi policier. Depuis la mise en place du dispositif en 2014, 1000 signalements ont été reçus pour le département ; - la cellule chargée de l'accompagnement social, qui a été mis en œuvre pour une centaine d'individus dans le département, avec pour objectif principal, par des mesures de réinsertion et d'accompagnement, de les sortir du processus de radicalisation. Mais l'accompagnement social ne doit pas être perçu, comme c'est souvent le cas, comme exclusif du suivi policier. En effet, l'accompagnement social est aussi une manière de suivre des individus, notamment leurs contacts avec d'autres individus radicalisés, et ainsi de déceler les évolutions de leur niveau de dangerosité. La participation au dispositif d'accompagnement social est donc un moyen pour les élus et en particulier les maires d'être associés et informés sur le suivi des individus radicalisés. Laurent NUNEZ, préfet de police des Bouches-du-Rhône, vous explique cette articulation entre suivi policier et accompagnement social.