14 juin 2016 - Vidéo

"La détermination de la France, qui est attaquée pour ce qu’elle est, pour ses valeurs, ne doit pas faiblir"

"J'ai été profondément ému (...) par le meurtre de ce couple de policiers tués chez eux, en présence de leur enfant", a déclaré Manuel Valls le 14 juin 2016. Le Premier ministre a exprimé sa solidarité envers la famille des victimes mais également leurs collègues et l'ensemble des forces de l'ordre et de sécurité. Il a rappelé que la France est en guerre contre le terrorisme et que sa détermination dans ce combat, "difficile et de longue haleine", "ne doit pas faiblir". Face au terrorisme, "il faut l’unité, il faut le rassemblement, il faut continuer cette lutte", a déclaré le Premier ministre.
Manuel Valls s'est dit "profondément ému (...), marqué par cet acte effrayant, par le meurtre de ce couple de policiers tués chez eux en présence de leur enfant." "Je pense à eux bien sûr, leurs enfants, à leurs proches. Je pense à leurs collègues", a-t-il déclaré, mesurant "le choc profond parmi les policiers." "Je veux dire à mes concitoyens, à mes compatriotes combien encore une fois nous devons à ces policiers et à ces gendarmes qui nous protègent, assurent notre sécurité et qui aujourd'hui sont dans la peine."

Des policiers ciblés sans doute "parce qu’ils sont précisément policiers", qu'ils défendent la République et incarnent l'État de droit, a expliqué le Premier ministre, appelant à attendre les éléments de l'enquête. "Nous faisons face à une menace globale", a-t-il affirmé. "Le terrorisme s’attaque aux États-Unis, nous l’avons vu avec cette tuerie effrayante à Orlando, à la France une nouvelle fois, avec des modes opératoires qui sont différents. Mais c’est une menace globale et nous combattons le terrorisme en Syrie, en Irak et, bien sûr, sur notre sol. C’est lui qui nous mène cette guerre." "Nous sommes en guerre contre le terrorisme et face à cela, il faut l’unité, il faut le rassemblement, il faut continuer cette lutte. Elle prendra du temps, nous le voyons bien", a-t-il déclaré.

"Il s’agit d’individus nés en France, connus par nos services très souvent pour des faits de délinquance, suivis mais qui se tapissent d’une certaine manière, et qui agissent et répondent à cet ordre donné par l’État islamique qui est de s’attaquer aux Français sous des formes différentes", a poursuivi le Premier ministre, réaffirmant la "détermination de la France, qui est attaquée pour ce qu’elle est, pour ses valeurs, ses valeurs de démocratie, de liberté, de laïcité", à combattre le terrorisme, une détermination qui "ne doit pas faiblir même si, je le dis encore une fois aux Français, c’est un combat difficile et de longue haleine."