11 février 2016 - Discours
Contenu publié sous le Gouvernement Valls III du 11 Février 2016 au 06 Décembre 2016

Discours du Premier ministre à la Grande Conférence de la santé

"Avec cette grande conférence, nous complétons la loi de santé en ouvrant une nouvelle page de notre réforme de la santé publique. Une page dédiée à l’avenir de vos professions."
Madame la ministre,
Monsieur le ministre,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Monsieur le président du Conseil économique, social et environnemental, qui nous accueille une nouvelle fois ici, dans ce lieu, dans cet hémicycle qui est important, parce qu’il représente toutes les forces vives de notre pays,
Mesdames, messieurs,
 
Je suis heureux et fier de vous voir si nombreux pour clore cette grande Conférence de la santé, au bout d’une journée studieuse, autour de sujets essentiels pour les Français.
 
Vous êtes nombreux à avoir la charge de représenter toutes les professions – paramédicales et médicales –, tous les types d’exercice – salarié, libéral, mixte –, tous les acteurs concernés – professionnels comme patients ou institutions –, et tous les âges. Beaucoup d’étudiants sont, je le sais, présents !
 
C’est une belle image. A l’image d’une équipe de soins qui se mobilise pour répondre aux besoins des patients !
 
Cette conférence est une occasion unique. Celle de vous exprimer, d’abord, ma gratitude, et celle, bien sûr, de tout mon Gouvernement pour votre engagement quotidien : celui des médecins – je l’ai dit au Congrès de l’Ordre, il y a quelques mois – et celui de toutes les professions de santé.
 
C’est l’occasion, aussi – et c’est pour cela qu’avec Marisol TOURAINE, nous tenions à l’organiser –, de prendre le temps de se rencontrer, de dire les choses, de dialoguer pour trouver, ensemble, les solutions.
 

Le rôle que vous jouez, les difficultés quotidiennes de votre métier – ne pas compter ses heures, écouter les souffrances –, la responsabilité qu’il entraîne, sont immenses. Il y a aussi toutes les tâches administratives ; cette impression d’un manque de soutien, parfois de reconnaissance, de la part du Gouvernement ; ces transformations de vos métiers. Tout cela, vous l’avez exprimé, dans les urnes aussi, lors des élections professionnelles, dans la rue parfois, ou en venant à la rencontre de la ministre ou du Premier ministre.
 
Cette conférence était là pour vous donner plus encore la parole, et pour construire l’avenir.
 
Elle intervient dans un contexte particulier. Vous le savez : une loi vient d’être adoptée pour donner un nouveau cap à notre système de soins, répondre aux besoins du patient au plus proche et au plus juste. Car cette loi vise à replacer chaque acteur au bon niveau d’intervention auprès du malade : en prévention, en soins de premier recours ou sur un plateau technique lourd – ce qui n’empêche pas, bien sûr, les évolutions et les souplesses. Chaque métier, chaque médecin doit désormais trouver sa place au sein de ce nouveau système.
 
Dans cette loi, certaines mesures ont fait l’objet d’une large publicité – je pense au tiers payant généralisé, mais pas seulement. D’autres sont moins visibles. Toutes sont structurelles et améliorent l’accès des Français à la santé – Marisol TOURAINE, dont je salue l’engagement, et le courage, n’a eu de cesse de le rappeler.
 
Avec cette grande conférence, nous complétons la loi de santé en ouvrant une nouvelle page de notre réforme de la santé publique. Une page dédiée à l’avenir de vos professions.
 
Elle est l’aboutissement de six mois de réflexion, menée sous l’impulsion d’Anne-Marie BROCAS et de Lionel COLLET, avec un comité de pilotage représentant le monde de la santé dans sa diversité, mais aussi des regards extérieurs, dans le cadre d’une belle démarche associant santé, enseignement supérieur et recherche, cher Thierry MANDON.
 
L’exercice était délicat : les participants étaient nombreux, et les attentes multiples. Mais les deux organisateurs ont su faire aboutir ces consultations. Je veux les saluer, et remercier tous ceux et toutes celles qui se sont impliqués. Nous faisons une nouvelle fois – et il faut le rappeler, ici, au CESE – la démonstration que c’est en se parlant – là où la politique de la chaise vide empêche, par nature, tout progrès – qu’on fait avancer les choses.
 
Je sais que ces débats ont nourri beaucoup d’attentes. A nous désormais d’y répondre au mieux, avec des réformes de court terme, mais aussi une réflexion sur le plus long terme, pour faire que vos professions restent attractives, au bénéfice de la santé de tous.
 
Car – de l’ergothérapeute au pharmacien, en passant par le médecin ou l’infirmière – la société a besoin de vous, de vos compétences… et d’étudiants pour que la relève soit assurée. Il faut donc donner envie aux jeunes de choisir cette voie pour qu’ils soient fiers, comme vous l’êtes, de l’avoir choisie.
 

Cela veut dire – et c’est le rôle, c’est l’engagement, de Najat VALLAUD-BELKACEM et de Thierry MANDON – : les préparer à leur futur métier, adapter leur formation chaque fois que nécessaire, chaque fois qu’il le faut ; parce que la médecine d’aujourd'hui a profondément changé, n’a plus rien à voir avec celle d’hier… et avec celle de demain, sans aucun doute.
 
Les formations en santé sont, en France, de haute qualité. Les périodes de théorie sont complétées par beaucoup de pratique, donnant à ces professions leur dimension humaine et sociale.
 
Les améliorations sont pourtant – et les débats de ces six derniers mois l’ont montré – possibles, et même nécessaires.
 
Les professionnels de santé doivent, quel que soit leur lieu d’exercice, travailler ensemble pour prendre en charge les patients. Ils doivent donc, dès la formation initiale, acquérir des fondamentaux partagés, saisir les différents métiers, développer une culture du travail en commun.
 
Première piste pour cela : développer plus de passerelles entre les formations. Certaines universités permettent d’ores et déjà aux étudiants qui n’ont pas réussi la première année de médecine de s’orienter vers d’autres formations, en sciences de la vie, en sciences humaines, ou en école d’ingénieur. Ces bonnes pratiques, qui ont permis aussi de premiers retours d’expérience, doivent se diffuser. Je souhaite qu’un porteur de projet dédié soit missionné, afin que ces universités pionnières parrainent de nouvelles universités.
 
Deuxième piste pour asseoir, pour développer le travail en commun : organiser des interactions entre futurs professionnels tout au long de la formation initiale. Il pourra s’agir de points de rencontre durant le parcours de formation. Je pense par exemple à des rendez-vous pratiques autour de cas cliniques. Cela permettra aux étudiants de réfléchir ensemble aux manières d’optimiser le parcours du patient, dans le secteur médical ou médico-social.
 
Je demande aux doyens, aux enseignants, aux organismes de formation paramédicale, aux représentants professionnels, aux étudiants et aux présidents d’université – plusieurs se sont mobilisés pour la réussite de cette journée, et je les en remercie – de mener cette réflexion en vue d’aboutir, dans les six mois, à une feuille de route vraiment opérationnelle.

Cette démarche contribuera également à rapprocher – et c’est la troisième piste – l’université des instituts de formation paramédicale. Je sais que, là aussi, beaucoup d’entre vous le réclament !
 
Les professions paramédicales doivent pouvoir – comme les professions médicales – accéder à la recherche sans avoir à changer de voie. Il y a, aujourd'hui, trop peu de publications d’équipes françaises. Des écoles doctorales en sciences de santé existent déjà : il faut les développer et ouvrir davantage l’accès aux paramédicaux.
 
Notre ambition est bien d’appliquer progressivement aux formations paramédicales les standards universitaires. En harmonisant, d’abord, par convention, les aspects pédagogiques et les diplômes. Et en permettant, à terme, aux universités de délivrer un diplôme aux étudiants des instituts et écoles qui répondront à ces critères, avec toute la rigueur et l’exigence nécessaires.
 
Les diplômés paramédicaux auront accès aux deuxième et troisième année de médecine à partir de 2017, en suivant les mêmes procédures que l'ensemble des étudiants.
 
Dans la même logique, ces élèves doivent être traités comme les étudiants en université sur le plan des prestations sociales. Le ministère de l'Enseignement supérieur mettra tout en œuvre pour que, d'ici la rentrée prochaine, les conventions entre universités et instituts soient effectives, ouvrant l'accès aux aides d'urgence, au logement, aux bibliothèques universitaires.
 
Le Gouvernement travaillera également avec les nouveaux présidents de région sur la convergence des droits aux bourses.
 
Dernière piste pour que les professionnels travaillent mieux ensemble et maîtrisent les nouveaux outils : développer le numérique dans tous les champs de la formation et de l'exercice des métiers de la santé. Le rôle des plates-formes nationales de ressources pédagogiques doit être renforcé – et je pense notamment aux missions assurées par le SIDES à l'université de Grenoble.
 
Mesdames et messieurs,
 
Les tables rondes d’aujourd'hui vous ont permis de réfléchir, plus largement, à la manière dont vous êtes préparés à l'exercice du métier de médecin – et là, nous touchons sans doute à un aspect essentiel. Le Conseil de l'Ordre l'a bien montré : cette préparation n'est pas suffisante, d'où des délais très longs entre la thèse et l'installation, voire un changement total de voie après toutes ces années d'étude. Et les jeunes et futurs médecins sont de moins en moins nombreux à choisir de s'installer comme libéraux, notamment comme généralistes.
 
Il faut donc améliorer la formation en médecine générale en renforçant cette filière universitaire. Il doit y avoir une montée en charge progressive du nombre d'enseignants associés de médecine générale. 40 postes supplémentaires de chefs de clinique ont été créés dès 2016, financés sur le budget de la Sécurité sociale, et 40 sont prévus en 2017. Ils seront, à partir de 2018, intégrés au budget de l'Enseignement supérieur.
 
Les labels universitaires des maisons de santé pluridisciplinaires devront être délivrés rapidement après la publication de l'arrêté prévu par la loi de modernisation de notre système de santé.
 
Il faut ensuite viser un objectif clair : 100 % des étudiants doivent faire un stage chez un médecin généraliste – ce qui implique aussi de reconnaître l'investissement des médecins qui les accueillent ; et je demande aux partenaires conventionnels de mener cette réflexion.
 
Le second et le troisième cycle doivent plus généralement permettre aux étudiants, évidemment de se former techniquement, mais aussi de disposer d'une vision d'ensemble de la pratique réelle. Les étudiants seront accompagnés pour mieux préparer leur projet professionnel, et les expériences extrahospitalières seront valorisées. Je pense que la Commission nationale des Etudes de Maïeutique, Médecine, Odontologie et Pharmacie doit réfléchir à la meilleure manière de procéder dans le cadre de son programme de travail de 2016.
 
La réforme du troisième cycle va quant à elle se terminer, grâce aux travaux conduits par la mission du Professeur SCHLEMMER. Elle sera mise en œuvre dès la rentrée 2017, avec une extension de la réflexion à l’odontologie et à la pharmacie.
 
Donner envie d'embrasser ces professions, ces belles professions, c’est réfléchir à la formation – et nous avons abordé, vous le voyez, un vaste panel de sujets. Mais c'est aussi discuter de l'exercice du métier.
 
Nous voulons, d'abord, encourager l'exercice mixte entre le salariat et le travail libéral. Un professionnel médical ou paramédical libéral doit pouvoir garder un pied dans le salariat, que ce soit à l'hôpital, en centre de prévention, ou en PMI par exemple ; et rester ainsi en contact avec des pairs, échanger sur les pratiques.
 
Nous allons donc fusionner les statuts du praticien hospitalier temps plein et temps partiel, et valoriser les attachés, pour qu'il n'y ait plus qu'une seule catégorie de médecin à l'hôpital. Les postes à temps partiel permettront aux professionnels paramédicaux d'exercer en libéral, sans contrainte, le reste de la semaine. Une concertation débutera très rapidement : les professions, pour rester attractives, ont besoin de cette souplesse.
 
Nous voulons, de manière générale, permettre aux professionnels de santé de diversifier leur carrière.
 
Il faut pour cela dynamiser les filières de réorientation ou de diversification d'exercice. Un médecin qui passe le concours de praticien hospitalier doit pouvoir bénéficier de l'ancienneté qu'il a acquise en tant que libéral. Il faut aussi organiser rapidement les pratiques avancées pour les paramédicaux – comme la loi santé le prévoit.
 
L'Ordre des Médecins a également proposé d'introduire le principe d'un mécanisme permettant d'assurer périodiquement le maintien des connaissances et la sécurité des usagers, mais aussi de valider les acquis de l'expérience et de faciliter les passerelles vers d'autres spécialités. Nous souscrivons à cette proposition. Il faut maintenant, avec tous les acteurs concernés, en déterminer les modalités, qui s'appliqueront aux nouveaux inscrits à l'Ordre, mais aussi aux volontaires.
 
Nous voulons, enfin, valoriser les initiatives permettant de mieux répartir l'offre de soins sur le territoire. C'est ainsi que nous permettrons à la nouvelle organisation de notre système de santé de se mettre en place.
 
Le « portrait des professionnels de santé », présenté par la DREES dans la matinée et complété par le président de l'Ordre des Médecins, contribue à établir les besoins du territoire, à anticiper les évolutions de l'offre existante.
 
Il faut maintenant poursuivre notre effort pour répondre réellement à ces besoins.
 
Des outils existent, comme, à l'échelle nationale, le Pacte territoire-santé. Mais il faut surtout valoriser l'initiative locale. Ainsi, un dialogue rénové entre les membres de l'Observatoire régional des professions de santé établira désormais la fourchette du nombre de places au numerus clausus régional, après avoir évalué les besoins de santé et les capacités de formation. Ces propositions permettront de fixer le numerus clausus national, plus en adéquation avec la réalité des besoins et manques à pallier.
 
Et nos jeunes en formation doivent pouvoir compter sur une vraie gestion des ressources humaines en santé dès leurs études. Les acteurs régionaux doivent tout faire pour permettre aux étudiants de connaître la réalité de l'exercice et de pratiquer à proximité de leur faculté, en leur faisant rencontrer des professionnels en exercice – et peut-être celui ou celle qu’ils pourront demain remplacer –, en leur faisant connaître les aides à l'installation. Aujourd'hui, une grande majorité des étudiants ne les connaissent pas, malgré le travail des syndicats étudiants, que je veux saluer. L'information doit venir à l'étudiant sans qu'il ait besoin, a priori, d'aller la chercher.
 
En ce qui concerne – à une échelle peut-être encore plus fine – l'organisation des parcours de soins, je sais que les professionnels ont envie de s'investir pleinement. Nous en tiendrons compte, avec Marisol TOURAINE, dans les décrets d'application de la loi santé. Le rôle des « communautés professionnelles de territoire » quant à la détermination des parcours des patients, de la permanence des soins et des relations avec l'hôpital pourra notamment être mieux défini.
 
Les professionnels ont envie de s'investir … et ils ont besoin pour cela d'être soutenus. La ministre de la Santé s'est déjà engagée à soutenir 200 équipes de soins primaires dès 2016. Les partenaires conventionnels pourraient également valoriser ces nouveaux rôles, grâce à la convention médicale ou à l'accord national interprofessionnel qui doit être revu l'an prochain ; à eux de se saisir de cette opportunité !
 
Une mission IGAS vient d'être lancée sur le maillage des officines de pharmacie, pour garantir l'accès de tous aux médicaments.
 
Nous voulons enfin, tirant les leçons du Pacte territoire-santé, améliorer, dès la prochaine loi de financement de la sécurité sociale, la protection maternité des femmes médecins qui exercent en libéral, en secteurs 1 et 2, à tarif régulé – la ministre s'était exprimée sur ce sujet-là. Nous poursuivons ainsi notre objectif d'encourager l'installation des professionnels en secteur à tarif opposable, afin de garantir l'accès aux soins à tous. C'est le début d'une réflexion globale sur la protection sociale des professionnels de santé libéraux.
 
Mesdames et messieurs,
 
Nous avons abouti, ensemble, à des mesures qui vont permettre une plus grande égalité d'accès aux soins, tout en offrant de meilleures conditions de travail aux professionnels.
 
Ces mesures feront l'objet d'une feuille de route, rendue publique dans quelques instants, qui complétera la mise en œuvre de notre Stratégie nationale de santé.
 
Et je sais pouvoir compter sur l'engagement des ministres ici présents, Marisol TOURAINE et Thierry MANDON, et de leurs administrations, ainsi que sur les Agences régionales de santé, les présidents d'université et les conseils régionaux pour qu'elle soit un succès.
 
Je suis assuré, en vous voyant nombreux dans cet hémicycle, qu'ils auront des interlocuteurs motivés pour faire avancer les projets ! Le comité de pilotage, tel qu'il est composé aujourd'hui, se réunira d'ailleurs à nouveau d'ici la fin de l'année pour vérifier l'état d'avancement de ces mesures.
 
Je veux terminer en remerciant toutes les professions présentes, en espérant n'en oublier aucune : aides-soignants, ambulanciers, audioprothésistes, auxiliaires de puériculture, dentistes, diététiciens, ergothérapeutes, infirmiers, manipulateurs en radiologie, masseurs kinésithérapeutes, médecins, opticiens, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, pharmaciens, préparateurs en pharmacie, prothésistes, orthésistes et psychomotriciens, sages-femmes, techniciens de laboratoire.
 
A vous toutes et vous tous qui assurez la santé des Français, je vous dis, avec toute mon estime : la relève est là, elle ne demande qu'à travailler avec vous ! Et nous serons, quant à nous, toujours là pour vous soutenir.
 
La France a cela de particulier qu'elle doute parfois d'elle-même. Il y a souvent, dans de nombreuses professions, dans les nombreux secteurs de notre pays, un manque de confiance.
 
Nous savons, avec les ministres – et plus particulièrement avec Marisol TOURAINE – quelles peuvent être vos attentes, vos préoccupations, vos angoisses et vos colères, parfois ce sentiment que j'évoquais de manque de considération.
 
Nous avons la chance d'avoir des professionnels de santé d'une très grande qualité ; des services publics, bien sûr, dont il faut être toujours préoccupé ; des secteurs libéraux qu'il faut également soutenir. C’est cela, la force du secteur de la santé dans notre pays : c'est cette alliance entre le public et le privé. Mais nous devons donner envie – et c'est tout notre engagement – aux jeunes de s'engager dans ces métiers qui sont indispensables.
 
La santé, elle a cela de particulier : bien sûr, elle n'échappe pas au débat politique, mais les Français ne la voient pas comme un problème politique. Ils sont préoccupés, ils attendent, ils veulent être eux-mêmes acteurs de ces sujets – grâce à la révolution numérique, à la place que la santé prend dans les médias. L'allongement de la durée de la vie pose des défis considérables à notre société, tout comme les améliorations dues à la recherche, à la science – et nous devons être en permanence lucides sur ces questions-là.
 
Le principal message, c’est celui-ci : au-delà des annonces qui ont pu être faites aujourd'hui, c'est ce message de reconnaissance et c’est ce message de confiance. Après de longs mois de débats autour de la loi défendue par Marisol TOURAINE doit venir le temps de l'apaisement, du dialogue – vous en avez fait la démonstration – et de la confiance.
 
Je vous remercie.
 
Discours du Premier ministre du 11 février 2016 - Grande Conférence de la santé