18 mai 2015 - Vidéo

"L'obsession qui est la nôtre, c'est de faire baisser le chômage"

Manuel Valls était, ce lundi 18 mai, l’invité "Des Matins de France Culture". Il s’est notamment exprimé sur la réforme du collège, la croissance économique et la culture.
Au lendemain de son déplacement à Cannes, dans le cadre du festival, où il a clôturé un colloque sur le droit d’auteur en Europe, Manuel Valls a rappelé au micro de France Culture l’importance "de continuer à donner des moyens" à la culture en France et de les "préserver pour la création et le spectacle vivant". Le Premier ministre a ainsi annoncé qu’il recevra, mercredi 20 mai, les signataires des pactes culturels "pour soutenir l’engagement de ces villes en faveur de la culture". "La France, donc son gouvernement, doivent préserver les budgets de la culture, doivent soutenir les collectivités territoriales, qui s’engagent aussi pour la culture".

Interrogé également la réforme du collège, le Premier ministre a souligné la difficulté de réformer l’école où "deux conceptions s'affrontent, entre l'idée d'une école pour tous et une école seulement pour certains".  Constant que "le parcours scolaire dépend de plus en plus du milieu social d’origine", il a défendu l’idée "d’élever le niveau pour tous les élèves".

Ainsi, l’autonomie accordée aux collèges constitue "une véritable révolution" et témoigne de "la confiance qu’on accorde ainsi bien sûr aux principaux de collèges, mais aux équipes pédagogiques", a expliqué Manuel Valls. Il a par ailleurs plaidé en faveur des nouvelles méthodes - le travail en petits groupes, l’accompagnement personnalisé, l’enseignement pluridisciplinaire- qui, selon lui, donnent  "une chance nouvelle au collège".  Enfin, la réforme conduite par le Conseil supérieur des programmes vise à "donner du sens, rétablir les hiérarchies, et clarifier ce qui ne peut pas l’être, (…) puisqu’il s’agit, là, encore une fois, de l’avenir de nos enfants, qu’il ne s’agit pas de prendre en otage une nouvelle fois le débat sur l’école", a-t-il poursuivi.

S'exprimant sur la croissance économique de la France, qui a atteint 0,6% au premier trimestre selon l'Insee, le Premier ministre a annoncé que la France était "en train de sortir progressivement des difficultés économiques". "Il faut conforter cette croissance pour toute l'année pour que nous ayons un rythme de croissance autour ou plus de 1,5% à la fin de l'année, parce que c'est le chiffre qui nous permet de faire baisser le chômage", a-t-il ajouté. "Nous sommes en train d'obtenir des résultats. Mais les Français ne le verront, cette politique ne sera totalement crédible, que quand le chômage baissera", a-t-il conclu. Il a également rappelé  que "de nouvelles propositions" concernant "l'embauche dans les PME et dans les toutes petites entreprises"  seront présentées  au mois de juin. "L'obsession qui est la nôtre, c'est de faire baisser le chômage".