17 février 2015 - Vidéo

#JTValls : "Ma mission, c'est de réformer le pays, c'est d'avancer"

Manuel Valls était l’invité, mardi 17 février, du journal télévisé de TF1, quelques heures après avoir engagé la responsabilité du Gouvernement sur le vote du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, conformément à l’article 49.3 de la Constitution. "L’échec aurait été que le texte, qui est utile pour les Français, qui est utile pour l’intérêt général, ne soit pas adopté", a-t-il déclaré, réaffirmant que "les réformes vont se poursuivre avec l’autorité nécessaire, celle que nous incarnons avec le président de la République, parce que nous, nous avons une tâche, nous avons une mission, c’est faire en sorte que la France avance".
Interrogé sur le recours à l'article 49.3 de la Constitution qui engage la responsabilité du Gouvernement, Manuel Valls a expliqué sur le plateau de TF1 qu'il ne pouvait pas se "permettre qu’il y ait un échec" sur le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. "Nous ne pouvions pas jouer aux dés un texte aussi important que celui présenté par Emmanuel Macron et que les Français plébiscitent", a-t-il poursuivi, "nous avons besoin d’autorité pour redresser le pays".

"Dans le moment que nous connaissons, c’est le message des Français depuis plusieurs semaines : soyez à la hauteur. Bien sûr, d’abord, pour lutter contre le terrorisme, pour faire vivre nos valeurs – la laïcité –, pour trouver une place à l’islam dans notre société, pour redonner espoir à la jeunesse. C’est ça ce qu’on nous demande ! Et en même temps, occupez-vous des vrais problèmes des Français : leur sécurité mais aussi le chômage, l’emploi des jeunes, l’économie, la vie des entreprises", a expliqué le Premier ministre, qui a rappelé sa "très grande détermination à poursuivre les réformes parce qu’il en va tout simplement de l’intérêt du pays".

"Il y a une majorité dans ce pays parmi les Français pour que ça bouge, pour lutter contre les conservatismes et l’immobilisme". "J’ai du carburant pour continuer, personne ne peut douter de ma détermination, de celle du président de la République et de celle du Gouvernement. Nous continuerons les réformes jusqu’au bout, jusqu’en 2017", a-t-il conclu.