16 septembre 2014 - Vidéo

"Nous allons gouverner dans la durée et redresser la barre"

Après sa déclaration de politique générale approuvée à la majorité des voix à l'Assemblée, Manuel Valls était l'invité mardi 16 septembre du JT de TF1.
Commentant le résultat de ce vote de confiance, le Premier ministre a dit : "Moi ma priorité ce sont les Français, ce ne sont pas des comptes d’apothicaires et ce que je veux retenir de ce soir, c’est qu’il y a une majorité." Ce nouveau vote de confiance, Manuel Valls l'a lui sollicité d’abord parce qu’il y a une nouvelle donne économique : "il y a moins de croissance, moins d’inflation en Europe et en France, et cela pèse sur nos prévisions budgétaires". Mais aussi parce qu’il a souhaité avec le président de la République clarifier la situation du Gouvernement par le remaniement opéré il y a quelques jours. "C’est ma vision de la démocratie, c’est le respect que je dois aux parlementaires, aux Français, c’est l’éthique de responsabilité qui est la mienne : je ne pouvais pas me permettre d’avoir encore pendant des semaines le questionnement ‘a-t-il ou non une majorité’ ?"

Il y a non seulement une majorité mais il n’y  a pas de majorité "alternative" fait observer le Premier ministre. Donc ce Gouvernement "a les moyens de poursuivre sa mission, pas pour moi, mais pour les Français." Ce pays a besoin de réformes,de justice, d’égalité et de protection ; "il y a beaucoup de Français qui souffrent du chômage, de la précarité, de la vie chère, qui ont des problèmes de logement, qui ont peur pour l’avenir de leurs enfants. Nous ne pouvions plus nous permettre ce spectacle de désordre, de narcissisme, d’irresponsabilité, d’absence d’exemplarité. Moi, ma mission, c’est de tenir bon, de poursuivre ma mission. Parce qu’on ne va pas rajouter du désordre politique à la crise économique, à la crise sociale et à la crise morale que nous traversons."
 

Retraites


Le Premier ministre a confirmé le versement d'une prime exceptionnelle de 40 euros en faveurs des retraites inférieures à 1 200 euros, dont la revalorisation se trouvait menacée par une inflation quasi-nulle. "Et pour les 600 000 retraités les plus pauvres, le niveau du minimum vieillesse sera là aussi porté à 800 euros en octobre, soit 96 euros de plus de ce qui était prévu. Il ne s’agit pas de dire que c’est extraordinaire, il s’agit uniquement de dire que par dignité vis-à-vis de ces retraités, nous préservons leur pouvoir d’achat par cette prime et par cette augmentation."

Nous ne sommes pas dans l’austérité a rappelé Manuel Valls, "et en même temps, il faut bien gérer le pays. Et l’effort qui est demandé, il doit être bien réparti. Et donc les plus modestes, les plus fragiles, ces petites retraites, les revenus modestes seront préservés." Le Premier ministre va aussi poursuivre la réforme de l’impôt sur le revenu "parce que, là aussi, les impôts ont augmenté depuis 2010 d’une manière tout à fait insupportable pour beaucoup de nos compatriotes."

Il a rappelé que c’est son Gouvernement qui a mis fin à cette spirale en faisant fait voter une mesure qui s’applique déjà dès cet automne : 4 millions de ménages parmi les plus modestes ont pu bénéficier d’une baisse, voire d’une sortie de l’impôt. "Ce mouvement, nous allons le poursuivre en 2015, : 6 millions de personnes seront concernées par cette baisse de l’impôt et un million ne paieront plus l’impôt sur le revenu."

Gouverner dans la durée et redresser la barre, tel est le cap du Premier ministre qui a enfin assuré devant les téléspectateurs : "je me retrousse les manches, le Gouvernement se retrousse les manches et je veux réussir, pour la France et pour les Français.